La municipalité PS compte sur ce nouveau matraquage fiscal pour faire revenir sur le marché locatif une partie des 9 % de logements vacants que compte la capitale.
« Une victoire historique après 10 ans de bataille », selon l’adjoint communiste au Logement de Paris, Jacques Baudrier, et un nouveau coup dur en vue pour les propriétaires immobiliers de la capitale. Le Conseil de Paris vient en effet de voter, ce samedi, le doublement de la taxe sur les logements vacants, à compter du 1er janvier 2027.
La loi de finances pour 2026 autorise les communes à faire passer, dès cette date, ce taux de 17 % de la valeur locative cadastrale au bout d’un an de vacance et 34 % au bout de deux ans, à respectivement 30 % et 60 %. « Concrètement, le propriétaire d’un appartement vide de 30 m² dans le 17e devait s’acquitter d’un montant de taxe estimé à 790 euros avant la réforme. En janvier 2027, avec la surtaxe adoptée, il paiera 1400 euros puis 2800 euros à partir de 2028 », détaille un communiqué de la ville de Paris.
Les promoteurs de cette mesure, qui estiment que la capitale compte 150.000 logements vacants, pensent que cette évolution doit permettre de remettre environ 20.000 logements à la location ou à la vente. Elle devrait en outre « décourager certains propriétaires de faire de l’optimisation fiscale en déclarant leur résidence secondaire en logement vacant », selon Jacques Baudrier.
Pour l’opposition de droite, qui conteste les chiffres de la ville sur la vacance des locaux d’habitation, cette mesure n’aura aucun impact pour faire baisser la tension locative à Paris. Un nombre grandissant de propriétaires se détournent de la location longue durée car elle n’est simplement plus rentable.