Where there is a will, there is a way. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin. » Cette formule anglaise décrit parfaitement l’état d’esprit d’Andy Burnham, le nouveau chef travailliste. Nommé vendredi, il deviendra Premier ministre britannique ce lundi 20 juillet. Mais il faudra plus que de l’optimisme pour affronter les défis du 10 Downing Street. « Il sera confronté aux mêmes dossiers que Keir Starmer : comment accélérer la croissance économique et améliorer des secteurs essentiels tels que la santé et la défense alors que les finances sont au plus bas », prévient Tim Bale, professeur en sciences politiques à l’Université Queen Mary de Londres.
A lire aussi :
Au Royaume-Uni, Andy Burnham devient le chef du Labour et déroule son programme
En effet, rien qu’en défense, une des premières difficultés d’Andy Burnham sera déjà de combler un trou budgétaire de 4,7 milliards de livres (5,53 milliards d’euros), laissé par le plan de financement du secteur annoncé par Keir Starmer. Alors que le Premier ministre sur le départ avait annoncé une augmentation de 15 milliards de livres (17,6 milliards d’euros) de budget, un tiers de cette somme reste à ce stade non financé. En matière de santé, le gouvernement sortant a réussi à faire baisser les listes d’attente post-Covid pour les opérations de routine, mais près de 3 millions de personnes attendent encore au-delà du délai standard pour obtenir leurs soins, un héritage avec lequel Andy Burnham devra composer.