Le matin de la dernière de L’Odeur du Basilic, qui a affiché complet au Festival Off d’Avignon, Laurent Febvay a la voix un peu éraillée – la faute à la clim -, mais garde son énergie intacte, toujours au taquet pour vanner (gentiment) son interlocuteur au café. Pour l’humoriste marseillais, fan des Inconnus, une terrasse de café offre le meilleur des spectacles, lui qui aime croquer les gens dans ses seuls en scène, et qui nous tend un miroir juste et tantinet cruel de ce que nous sommes. Rencontre avec un enfant de Marseille qui n’a pas fini de faire parler de lui.

Vous venez de passer quinze jours au Festival Off d’Avignon, à guichets fermés. Quelle expérience avez-vous vécue ?

Ça a été incroyable ! J’avais joué à Avignon il y a quatre ans, les remplissages étaient bas, j’étais beaucoup moins suivi sur les réseaux. Cette fois-ci, je suis arrivé en « conquérant » – je dis cela en toute humilité. Les gens m’ont montré à quel point ils me soutenaient, c’était complet rapidement. Ils appelaient même pour dire : « Ça ne peut pas être complet, je veux venir quand même ! ».

Au-delà de votre spectacle, quelle est l’ambiance à Avignon ?

C’est fou. Il y a des mecs déguisés dans tous les sens….