l’essentiel
La lutte toulousaine s’illustre grâce à Islam Askhabov. Sans préparation, l’entraîneur du Toulouse Lutte Club décroche deux titres nationaux vétérans. Un exploit qui renforce encore son rôle de modèle pour ses élèves.
Des actes valent plus que mille mots. Et Islam Askhabov en a fait la démonstration à ses élèves lors des championnats de France vétérans de lutte à la mi-juin. Entraîneur du Toulouse Lutte Club www.instagram.com/toulouse.lutte.club, Islam n’avait pas du tout prévu de combattre lors de ces championnats de France. « Je n’avais même pas imaginé lutter, mais mes amis, ma famille, certains élèves m’ont poussé à le faire. J’ai décidé d’y aller au dernier moment, au moins pour voir comment cela allait se passer et finalement, ça s’est plutôt bien passé », explique-t-il.
Cela s’est même très bien passé pour le lutteur de 37 ans, qui s’est adjugé le titre en lutte libre, mais aussi en gréco, une discipline que le club ne travaille pas. D’autant plus qu’il n’avait plus lutté depuis 2021, quand il avait fini troisième des championnats de France seniors, là encore sans être préparé. Car oui, pour ce Daghestanais qui vient de Tchétchénie, la lutte coule dans ses veines.
« Je préfère me concentrer sur mes élèves »
Pourtant, à cause de quelques blessures, mais surtout d’un emploi du temps surchargé par sa fonction de coach, il n’a pas beaucoup d’occasions de croiser le fer. « Bien sûr que j’ai envie de combattre en senior et je suis dégoûté de ne pas le faire, mais je n’ai pas le temps, je dois gérer les élèves. Donc je préfère me concentrer sur eux, sur la transmission. Leur inculquer les valeurs que j’ai sur la lutte, ne jamais abandonner », souligne-t-il.
Un état d’esprit salué par son fidèle bras droit, Soufyane Fassouh, dirigeant au TLC : « Ça permet de montrer aux jeunes qu’Islam n’est pas seulement un entraîneur, mais qu’il est aussi capable de lutter et de gagner. Surtout qu’il doit avoir une opération, il a les cours à gérer et sa vie personnelle, donc il n’a pas du tout eu le temps de se préparer. Il y est allé à l’expérience et il a le niveau pour lutter en senior chez les pros. »
Alors peut-être qu’une fois ses petits problèmes de santé réglés, Islam reviendra pratiquer son art. En attendant, et c’est là le plus important pour lui, « le coach se doit d’être exemplaire ». Et au vu des résultats du club ces dernières années, difficile de trouver un meilleur exemple.