Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce dimanche 19 juillet 2026, au 1.606e jour du conflit.

Le fait du jour

L’armée russe a tiré une vingtaine de missiles balistiques sur Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, tuant une personne et blessant 16 autres. Dans la matinée, des journalistes de l’AFP à Kiev ont vu des immeubles d’habitation calcinés, leurs fenêtres brisées, des voitures déformées et renversées. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a parlé sur X d’une des « plus importantes attaques de missiles balistiques contre Kiev ».

« L’ennemi a lancé plus de 40 missiles de différents types, dont la plupart visaient la capitale », a-t-il ajouté. Parmi eux figuraient selon l’armée de l’air 25 missiles balistiques, rapides et plus difficiles à intercepter que les drones ou les missiles de croisière – 17 ont été stoppés.

La phrase du jour

« Des décisions concernant l’armée seront prises »

Secoué par des manifestations contre le limogeage du populaire ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov, Volodymyr Zelensky a laissé entendre samedi que des changements pourraient intervenir au sein de l’armée.

Chantre des hautes technologies sur le champ de bataille, Mykhaïlo Fedorov avait annoncé sa démission mercredi, moins de six mois après avoir pris ses fonctions à la tête du ministère de la Défense.

Populaire auprès de la population et apprécié des alliés occidentaux de l’Ukraine, Mykhaïlo Fedorov a expliqué être entré en conflit avec le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky, qui privilégie une approche plus traditionnelle des opérations militaires.

La tendance

L’opposant russe Boris Nadejdine, condamné à une amende pour « symboles extrémistes », a annoncé dimanche qu’il renonçait à se présenter aux élections législatives de septembre, disant être « réduit au silence » et « poussé hors de la politique ».

Boris Nadejdine fait partie des rares personnes en Russie à dénoncer publiquement le chef de l’Etat Vladimir Poutine et l’offensive en Ukraine, sans être emprisonné.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

« Ma capacité à faire légalement de la politique dans l’opposition en Russie est épuisée. J’espère que ce n’est que temporaire », a-t-il écrit sur Telegram, expliquant que selon le code électoral, son statut d’« agent de l’étranger » et sa condamnation excluent « toute possibilité d’être élu à la Douma ». « Je ne suis pas prêt à mettre en danger ceux qui me soutiennent », a-t-il poursuivi.