Par
Thomas Savalle
Publié le
19 juil. 2026 à 18h30
C’est un bien d’exception qui a été vendu à Saint-Malo Intra-Muros, au 8 rue Mahé de la Bourdonnais. L’État s’est séparé d’une maison qui appartenait autrefois à l’Ecole nationale supérieure maritime (ENSM).
Une maison de 404 m2
Cette habitation en granit de 404 m2 répartie sur trois niveaux, avec une vue magnifique à 180° sur la mer avait été mise à prix à 1,925 million d’euros par adjudication début novembre 2025 à la chambre des notaires d’Ille-et-Vilaine à Rennes. Aucune information n’avait filtré sur cette vente en fin d’année malgré nos sollicitations.

Cette demeure offre une vue magnifique sur la plage du Sillon et le Fort National à Saint-Malo. ©Le Pays MalouinVendue 2,150 millions d’euros
Huit mois plus tard, la direction de l’immobilier de l’État nous précise que « la meilleure enchère, s’élevant à 2,150 millions d’euros, a été formulée par une société familiale malouine exploitante de plusieurs hôtels Intra-Muros ».
Hôtel de luxe
L’acquéreur souhaite transformer ce lieu en un hôtel de luxe. Ainsi, les chambres offriront une des plus belles vues de Saint-Malo. Les futurs clients pourront admirer la plage du Sillon, le Fort National et les remparts depuis les fenêtres. Ils profiteront aussi du futur musée maritime dont les travaux de reconstruction ont démarré.
Située un peu à l’écart de la foule, cette maison était appelée la « villa » jusqu’au début des années 2010. Elle était habitée par le personnel de direction de l’école. Elle a ensuite accueilli des stagiaires, le temps de leur formation à Saint-Malo.
Qui est le mystérieux propriétaire ?
Reste à savoir qui est le mystérieux propriétaire de ce bien situé sur le Fort à la Reine, au-dessus de la place Vauban. Selon nos informations, il pourrait s’agir de Jean-Philippe Roy qui possède l’hôtel Chateaubriand et l’hôtel Anne de Bretagne, qui a été entièrement rénové récemment. L’entrepreneur a aussi un gros projet au niveau de l’ancien atelier de Gwen et Dodik, à l’abandon depuis plus de 30 ans, à l’angle de la place Vauban et de la rue Sainte-Barbe.
Sollicité, Jean-Philippe Roy n’a pas confirmé, ni infirmé être l’acquéreur. Des travaux conséquents sont à prévoir avant l’ouverture de cet hôtel de luxe construit dans les années 1950 qui compte trois étages, cinq caves, un logement pour gardien au rez-de-chaussée, quatorze chambres, quatre salles de bains, cinq WC…
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