TÉMOIGNAGE – Christophe Rivenq a reçu deux balles de 9 mm dans un courrier signé de la «DZNG» et déposé chez lui. L’édile, qui n’entend pas courber l’échine, a reçu le soutien d’une majeure partie de la classe politique.
Quatre jours après les faits, l’onde de choc a laissé des traces à Alès. Cette ville de 46.000 habitants ne pensait pas voir un jour son maire être la cible de menaces de mort aussi inquiétantes. Et encore moins venant d’individus se revendiquant de l’organisation criminelle de la DZ Mafia, dont l’influence dans le Gard est documentée par les services de police judiciaire.
Si l’implication des membres de l’organisation criminelle dans cette opération d’intimidation reste à prouver, l’épisode constitue assurément un dangereux précédent criminel dans la société française. Des malfaiteurs n’avaient jusque-là pas osé franchir le Rubicon et cibler directement un élu pour ses prises de position contre le trafic de drogue. Une perspective pourtant redoutée à l’approche des élections municipales en mars dernier dans le sud de la France, où le narcotrafic fait partie des préoccupations du quotidien.
Christophe Rivenq, le maire d’Alès.
Mairie d’Alès
«Je ne m’attendais pas du tout à vivre ça et je m’en serais bien passé, puisque cet épisode affecte…
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