Il y a dix ans, Philippe François-Steininger, perdait son épouse des suites d’un cancer du pancréas. À l’époque, les options thérapeutiques étaient encore réduites quand la maladie était diagnostiquée à un stade avancé. « Elle a tenu un an sous chimiothérapie jusqu’à ce que le traitement ne fonctionne plus et elle a disparu dans la foulée », raconte l’homme veuf, aujourd’hui âgé de 73 ans. Une donne qui pourrait changer grâce à un nouveau médicament, auquel les malades et leurs proches – dont Philippe – réclament aujourd’hui de pouvoir accéder rapidement.
Car après une carrière de directeur de chambre de commerce, le septuagénaire a décidé d’être un retraité actif et fonde avec quelques amis et connaissances l’association « Espoir pancréas ». À l’époque, « on avait très peu d’information sur ce cancer, alors qu’il est de moins en moins rare et qu’il se soigne assez mal ».