Au moins dix personnes sont décédées et plus de 2 000 ont vu leurs domiciles gravement endommagés par la tempête accompagnée d’intenses précipitations, houle et vents, qui frappe le Chili depuis le 15 juillet, a indiqué lundi le gouvernement. « Il y a 2 422 personnes sinistrées », a déclaré à la presse Alicia Cebrián, directrice du Service national des urgences (Senapred).
Le président chilien José Antonio Kast a décrété lundi l’état de catastrophe dans une partie du nord du pays, touché par d’intenses précipitations qui ont coupé les routes et isolé près de 100 000 personnes.
« La situation dans la région de Coquimbo et dans la province de Huasco s’étant aggravée », le chef de l’État a annoncé à la presse avoir ordonné « l’activation de cet état d’exception constitutionnel (état de catastrophe) ».
Cette tempête, qui a débuté le 15 juillet, touche particulièrement les régions septentrionales de Coquimbo et d’Atacama, où les précipitations extrêmes sont rares. En raison de la crue des rivières, les routes reliant plusieurs villages ont été coupées, isolant les localités les unes des autres.
Quantité de pluie mensuelle tombée en une heure
« La quantité de pluie qui tombe habituellement en un mois est tombée (hier) en une heure, ce qui permet de qualifier cet événement de précipitations anormales et extrêmes », a déclaré lundi à la presse le ministre de l’Intérieur, Maximo Pavez.
Selon Arnaldo Zúñiga, de la Direction météorologique du Chili, le pays n’avait pas connu depuis deux décennies une tempête aussi étendue et accompagnée de précipitations aussi fortes. « Cela fait de nombreuses années que nous n’avions pas connu de conditions similaires », a-t-il déclaré à l’AFP.
Environ 150 000 personnes sont toujours privées d’électricité dans tout le pays, a annoncé le ministère de l’Énergie sur son compte X. Dans la région de Coquimbo, à environ 460 km au nord de Santiago, les inondations, la boue et les coupures d’électricité ont entraîné des interruptions dans l’approvisionnement en eau potable.
« La situation a dépassé toutes les prévisions. Nos infrastructures ont été endommagées et nous avons dû évacuer notre personnel de certaines installations », a déclaré à la presse le directeur régional de la compagnie des eaux Aguas del Valle, Andrés Nazer.
En raison des fortes houles et des rafales de vent dépassant les 100 km/h, des dizaines de ports à travers le pays ont partiellement restreint leurs activités à titre préventif la semaine dernière.