Peace, love et rock’n’roll. Entre romantisme et metal, il y avait comme un parfum de nostalgie avec le groupe Scorpions au Zénith. « Le chanteur a 78 ans, on n’attend pas une performance, on vient surtout pour les voir avant qu’il ne chante plus », affirme Sébastien, Mulhousien de 49 ans. Pochette d’album tatouée sur l’avant-bras, il a le groupe dans le sang. Il a même effectué son « pèlerinage » en allant les voir à Hanovre l’année dernière.
Bercé lui aussi au son des guitares du groupe depuis la couche-culotte, Ethan 13 ans, porte un tee-shirt floqué Scorpions. Il est venu d’Altkirch avec son père, qui voit le groupe jouer pour la 9e fois. « Il m’a forcé à écouter ça pendant 12 ans », plaisante le garçon, heureux de partager ce moment entre père et fils.
Effets visuels et solo de batterie
Après une première partie assurée par Adam Bom dans une ambiance metalleuse, Scorpions a ouvert le show avec le titre Coming Home , dont la tournée porte le nom, suivi de Gaz in the Tank , Make it Real et The Zoo. Les titres se sont enchaînés entre sonorités metal, hard-rock et ballades plus romantiques. Le tout sur fond d’effets visuels colorés et dynamiques servant de décors à chaque musique. Klaus Meine a interprété Wind of Change avant un impressionnant solo de batterie par Mikkey Dee, en pleine forme. Le groupe a déclaré sa flamme aux Alsaciens avec le titre iconique Still Loving You , clôturant le concert, ou presque, puisque le public a eu droit à Blackout et Rock You Like a Hurricane en bonus. De quoi satisfaire les fans de tous horizons.