Depuis l’enfance, Marine Sadania rêvait d’être archéologue. Les histoires de bateaux et de pirates la fascinaient. Depuis 2018, elle mêle ses deux passions au sein du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines, le DRASSM. Ce centre de recherche national basé à l’Estaque (16e) dépend du ministère de la Culture.
« Entre trois et une dizaine de nouveaux sites sont découverts chaque année en Provence-Alpes-Côtes-d’Azur (PACA), note la scientifique responsable du littoral maritime Paca. Ce n’est pas forcément un bateau ou un avion entier, ça peut être un objet isolé comme une ancre. » À 39 ans, elle n’a pas trouvé d’épaves. Ces vestiges du passé sont régulièrement signalés par des plongeurs. Marine Sadania se rend alors sur place pour évaluer les besoins de protection « selon la valeur du site et les risques ».
Marine Sadania fait également de « l’archéologie préventive ». Grand classique local : lorsque des câbles de télécommunications doivent être enfouis, elle vérifie qu’il n’y a rien de notable sous l’eau. Au-delà de 100 mètres de profondeur, des robots prennent des photographies. « Ils ne sont pas assez précis pour faire des fouilles : ce serait trop…