Un différend familial qui dure. Laura Collins, mère de cinq enfants, est décédée en 2022 à Londres (Royaume-Uni) des suites du Covid-19. Elle n’avait pas rédigé de testament. Ses obsèques n’ont pas eu lieu immédiatement et le corps de la défunte est resté dans un établissement de pompes funèbres à Leyton (Royaume-Uni). Quatre ans après, ses enfants doivent régler une note totale de 59.000 livres, soit près de 70.000 euros, rapporte The Independent ce lundi.
Au moment du décès de leur mère, les deux enfants aînés, Godfrey, 59 ans, et Joan, 57 ans, avaient pris en main l’organisation des funérailles mais rien ne s’est passé comme prévu. Les quinquagénaires ont en effet attaqué en justice l’hôpital qui avait pris en charge leur mère, suspectant une négligence. Le frère et la sœur auraient alors été informés qu’une enquête était en cours. Reste que le juge qui a par la suite examiné l’affaire a indiqué que ce n’était pas le cas.
Trois frères et sœurs contre deux
L’évocation d’un éventuel rapatriement du corps à Grenade (Espagne), ville natale de Laura Collins, a également compliqué l’inhumation. Soutenu par ses deux autres frère et sœur, Cheryl et Clint, le fils cadet Michael, 49 ans, s’est résolu à faire bouger les choses. Il a récemment décidé de saisir la Haute Cour de Londres pour obtenir le contrôle de la succession et des funérailles. Le Britannique a obtenu gain de cause.
La justice a tranché, retirant les droits d’administration de la succession aux deux aînés pour les confier exclusivement au fils cadet. Godfrey et Joan vont devoir régler les différents montants dus : le coût de la conservation du corps, 20 livres par jour, soit environ 5.500 livres (6.500 euros), auquel s’ajoutent plus de 53.000 livres (quelque 62.000 euros) de frais de justice. Le tribunal a par ailleurs ordonné que Laura Collins soit inhumée dans un cimetière de Londres.