Des cours de corse sont dispensés chaque lundi à Nice par Anne-Marie Padovani, présidente d’a Casa Cumuna Corsa. Après la pause estivale, ils reprendront en septembre.
Laura Poli
« Ce que tu viens de dire, est-ce que tu sais le dire en corse ? Si vous voulez faire la cuisine, il va falloir que vous le sachiez », plaisante Anne-Marie Padovani, présidente de l’association Casa Cumuna Corsa, avec ses élèves, âgés de 40 à 65 ans, en pleine traduction de la recette du fiadone. Les rires fusent dans la salle de classe du lycée Estienne-d’Orves, à Nice.
Anne-Marie Padovani est, depuis près de dix ans, présidente de cette association créée en 1993. Laura Poli
Ce cours d’une heure et demie est animé, chaque lundi, tout au long de l’année, jusqu’à la pause estivale, par cette Bastiaise de 78 ans installée à Nice depuis sa jeunesse. Elle liste les ingrédients tout en corrigeant la prononciation avec bienveillance : « Cumu si dice ? » ; « U frigettu ! », s’exclame Damien ; « Non, u frisgettu ! « .
C’est pour son fils qu’Anne-Marie Padovani a poussé les portes de Casa Cumuna Corsa il y a presque 30 ans : « Il passait l’option corse au bac. Je pouvais lui apprendre à parler, mais il avait besoin d’une préparation plus structurée pour l’oral et l’écrit. » D’abord trésorière, elle finit par y enseigner a lingua materna avec d’autres bénévoles avant de reprendre la présidence voilà près de dix ans.
Entraide et intégration
Au fil du temps, elle fait évoluer la pédagogie pour l’adapter à ses …