Au lendemain de la mort de deux pompiers professionnels en intervention hier en Gironde, des syndicats dénoncent un manque d’effectifs et alertent sur l’état de fatigue de troupes éprouvées par les multiples incendies d’une saison de feux démarrée « très tôt »

Le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, Éric Brocardi, pointe une situation de « tensions permanentes » face à la « surcharge opérationnelle » des sapeurs-pompiers.

« À chaque fois qu’il y a des morts, il y a des hommages, mais le problème de fond des moyens n’est pas traité », déplore Sandy Leroy, délégué CGT du Sdis des Landes, qui craint que cette saison de feux « démarrée très tôt » ne se solde par « d’autres drames ».

« On parle beaucoup de matériel mais les plus grosses difficultés sont sur les ressources humaines », renchérit Bruno Ménard, porte-parole national du syndicat des pompiers volontaires, qui représentent 80% des effectifs. « Certains sont lessivés, ils sont envoyés en renfort d’un département à l’autre, dorment sur des lits picots entre les camions dans un hangar. Voire, entre deux interventions, repartent travailler chez leur employeur », ajoute-t-il.