L’adoption de la loi d’urgence agricole, lundi 20 juillet, a fracturé un peu plus une majorité présidentielle déjà bien fragile. En témoigne l’annonce initiale de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, de sa démission du Gouvernement, avant sa décision d’y rester finalement. Mais si on veut se rendre compte du malaise d’une partie des centristes, il faut regarder la trajectoire d’Emmanuel Mandon, député Démocrates (MoDem) de la Loire. Après avoir soutenu la loi Duplomb en 2025, le parlementaire ligérien a cette fois fait le choix de voter contre le texte final. Un choix qu’il justifie par une rupture de méthode et un refus des postures.

« Une succession de compromis incohérents »

« Ce texte, c’est une succession de compromis. Et ce n’est pas parce que vous faites beaucoup de concessions qu‘à la fin cela donne de la cohérence », tacle d’emblée Emmanuel Mandon. Il regrette une loi « fourre-tout » abordant simultanément la gestion de l’eau, les relations commerciales, les…