On pourrait la confondre avec les nombreux vacanciers qui arpentent les plages bretonnes en y ramassant les bouts de verre sur le sable. Sauf qu’avec Cécile Sterkers, ces morceaux de matière, polis par les flots, ne finiront pas oubliés dans un tiroir.

Dans sa boutique tout juste installée au Mur habité, à Rennes (Ille-et-Vilaine), l’artisane – qui a exercé chez elle pendant cinq ans – recycle ces déchets en bijoux éthiques et engagés, qu’elle plaque d’or ou d’argent massif, issus de filières écoresponsables.

« Dès le départ, mon objectif était de recycler »

À partir de ces trésors d’été, elle propose, à celles et ceux qui ne se sentent pas la fibre créatrice, d’inventer un projet de bijoux sur commande. J’organise aussi des ateliers pour les personnes de 10 ans et plus afin qu’elles les fassent elles-mêmes, souligne-t-elle.

Cette activité permet à Cécile Sterkers de renouer avec sa passion, née lors d’un stage offert par son mari en 2019. Elle était alors médecin pédiatre. Ce fut une révélation, retrace-t-elle. Je venais de trouver un espace à la fois manuel, méditatif et artistique. La pratique faisant progresser, j’ai continué à me former auprès de différents professionnels.

À 46 ans, elle devient donc cheffe d’entreprise en fondant la marque Diane & Hera, comme un clin d’œil aux déesses protectrices de son autre métier. Dès le départ, mon objectif était de recycler. J’aime la mer à toutes les saisons, c’est pourquoi j’ai développé une gamme de bijoux à partir de coquillages issus de la restauration et mélangés à de la résine écologique, poursuit-elle. Cécile Sterkers réfléchit désormais à une façon de donner une nouvelle vie aux autres déchets des plages pour les transformer en objet d’art du quotidien.

Atelier au Mur Habité, local D, 3, rue Gisèle-Freund. Sur rendez-vous, du lundi au vendredi, de 11 h à 18 h. Contact : dianehera.fr ; Instagram : @dianehera