Par
Rédaction Paris
Publié le
23 juil. 2026 à 17h24
Nouvelle péripétie pour le BHV Marais. Après avoir été au cœur d’une polémique suite à l’arrivée de Shein, l’inspection du travail suspecte maintenant le grand magasin parisien d’être en cessation de paiements, a appris jeudi l’AFP auprès du parquet de Paris, confirmant une information de Mediapart. Un signalement a été fait à la justice française.
Au coeur de Paris depuis 170 ans
L’emblématique voisin de l’Hôtel de Ville a subi ces dernières années de nombreux revers, accusé de ne plus payer ses fournisseurs. Cofondée par le lyonnais Frédéric Merlin, la Société des grands magasins (SGM), qui avait acquis en 2023 le fonds de commerce du BHV Marais, l’a récemment cédé à certains de ses dirigeants.
La société visée par le signalement de l’inspection du travail est la nouvelle entité SEGM BHV, qui regroupe notamment l’historique Bazar de l’hôtel de ville (ou BHV Marais), institution du cœur de Paris depuis 170 ans, et le BHV Parly 2, au sein de ce centre commercial des Yvelines, en Ile-de-France.
« Le BHV n’est pas en situation de cessation de paiement et nous apporterons l’ensemble des éléments pour le démontrer s’ils nous sont demandés », a réagi sa direction qui a ajouté que « 80 % de la dette a d’ores et déjà été restructurée ces dernières semaines ».
Transfert de siège
Le parquet de Paris a précisé à l’AFP que le tribunal des activités économiques de Paris n’était pas « à ce jour » compétent territorialement, « dans la mesure où le transfert du siège social de la société de Lyon à Paris est intervenu il y a moins de 6 mois ».
« Le tribunal du siège initial reste seul compétent pour ouvrir la sauvegarde, le redressement ou la liquidation judiciaire si le transfert de siège est intervenu dans les 6 mois précédant la saisine du tribunal », a détaillé le ministère public. Sollicité par l’AFP, le parquet de Lyon n’avait pas répondu dans l’immédiat.
Un plan de relance
Lundi 20 juillet 2026, la direction du BHV Marais a dévoilé un plan de relance censé remettre à flot le grand magasin, en dépit d’un différend financier avec son bailleur, le fonds canadien Brookfield, propriétaire des murs depuis janvier.
Le grand magasin réclame le versement d’indemnités en échange de la libération de la moitié des surfaces du bâtiment, quand le bailleur invoque des problèmes de conformité de ces espaces. De son côté, l’intersyndicale du BHV a déclaré cette semaine être « pessimiste » pour les plus de 700 salariés qu’elle représente.
Avec AFP.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.