Par

Clément Mazella

Publié le

23 juil. 2026 à 10h27

Samedi dernier, le match Argentine-Angleterre s’est achevé dans l’incompréhension la plus totale. Et Tomas Albornoz pourrait en payer la note.

Selon Midi Olympique, l’ouvreur des Pumas et de Toulon est accusé de « mauvaise conduite » par World Rugby. « Albornoz a été vu en train de protester auprès des officiels de match après le coup de sifflet final », explique l’instance. Tomas Albornoz va être prochainement entendu par une commission de discipline qui va statuer sur son sort.

Furieux de la dernière décision arbitrale, Albornoz s’en est pris à Angus Gardner

Malmenés à domicile par le XV de la Rose, les Argentins ont failli arracher un résultat nul inespéré sur la dernière action du match. Toutefois, Angus Gardner a refusé l’essai (24-31), entraînant la colère des Pumas qui considèrent qu’il y avait un plaquage haut lors de ladite action. 

Gardner avait ensuite sifflé la fin du match, et plusieurs joueurs argentins étaient venus vers l’arbitre australien pour lui faire part de leur incompréhension. Sur une vidéo, on voit Albornoz furtivement parler à l’arbitre, mais aussi lui toucher le bras avec sa main droite.

Gonzalo Quesada a écopé de deux matchs de suspension après ses critiques

Depuis début juillet, World Rugby a renforcé le règlement 18 – Match Official Abuse Sanction – et le traitement des critiques à l’encontre des officiels de match, « notamment lorsque ces commentaires peuvent contribuer à des abus en ligne plus généralisés ».

L’un des premiers à avoir été sanctionné, c’est le sélectionneur de l’Italie, Gonzalo Quesada. Il avait écopé de deux matchs de suspension après avoir qualifié de « très médiocre » l’arbitrage de Luc Ramos à l’issue de la défaite contre les All Blacks.

Si on se base sur ce nouveau règlement, Tomas Albornoz encourt un avertissement, voire une suspension pour deux matchs. Ce qui serait un moindre mal.

Entre 6 et 52 semaines/matchs de suspension pour « contact physique envers l’arbitre »

Toutefois, la suspension du n°10 de Toulon dépendra du motif que va retenir la commission de discipline. Car rien ne l’empêche de se référer au règlement 17 (celui sur les sanctions pour indiscipline), et notamment sa loi 9.28.

Si le motif « un joueur ne doit pas manquer de respect envers l’autorité d’un Officiel de Match » est retenu, Albornoz risque entre 2 et 52 semaines/matchs de suspension. Si la commission de discipline estime que l’Argentin est « entré en contact physique avec des Officiels de Match », la sanction oscille entre 6 et 52 semaines

Le barème des sanctions pour une infraction à la loi 9.28

. Un joueur ne doit pas manquer de respect envers l’autorité d’un Officiel de Match.

Degré faible : 2 semaines/matchs
Degré moyen : 4 semaines/matchs
Degré supérieur : 6 semaines/matchs
Max : 52 semaines/matchs

. Un joueur ne doit pas manquer de respect envers l’autorité d’un Officiel de Match.

Degré faible : 2 semaines/matchs
Degré moyen : 4 semaines/matchs
Degré supérieur : 6 semaines et plus/matchs
Max : 52 semaines/matchs

. Un joueur ne doit pas insulter verbalement un Officiel de Match.

Degré faible : 6 semaines/matchs
Degré moyen : 12 semaines/matchs
Degré supérieur : 18 semaines et plus/matchs
Max : 52 semaines/matches

. Un joueur ne doit pas entrer en contact physique avec des Officiels de Match.

Degré faible : 6 semaines/matchs
Degré moyen : 12 semaines/matchs
Degré supérieur : 18 semaines et plus/matchs
Max : 52 semaines/matchs

. Un joueur ne doit pas commettre des actes ou proférer des paroles qui sont menaçants contre des Officiels de Match.

Degré faible : 12 semaines/matchs
Degré moyen : 24 semaines/matchs
Degré supérieur : 48 semaines et plus/matchs
Max : 260 semaines/matches

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.