Vivre dans la ville lumière est certainement un rêve pour beaucoup. Pour autant, celui-ci a un coût qui est loin d’être anodin. Comme le rapporte BFMTV, les loyers en Ile-de-France ont connu une forte augmentation en l’espace de 35 ans. Selon une étude réalisée par l’Institut Paris Région publiée ce jeudi 23 juillet, entre 1984 et 2020, les loyers médians des logements franciliens ont en effet été multipliés par 3,8 pour les non-meublés et jusqu’à 3,9 pour les meublés.

Ainsi, pour une location meublée, le loyer médian francilien est passé de 6,5 euros le m² en 1984 à 25 en 2020. Les loyers du parc social ne sont d’ailleurs eux non plus pas épargnés par cette envolée des prix. Sur la même période, ces derniers ont été multipliés par 3,6, révèle cette même étude faisant alors passer le loyer social médian de moins de 2 euros en 1984 à 7 euros par m².

Des loyers qui touchent les revenus

Cette hausse des loyers médians n’est d’ailleurs pas sans conséquences sur le quotidien des Franciliens. «les loyers deviennent difficilement soutenables pour nombre de locataires, surtout les plus modestes qui consacrent à leur loyer près de la moitié de leurs ressources mensuelles», pointe l’étude. Appelé «taux d’effort», la part des revenus consacrée chaque mois au logement a ainsi connu une forte hausse dans le budget des ménages, avec un pic atteint en 2013. A l’époque, 26,6% des revenus étaient consacrés au loyer des logements vides tandis que 29,1% l’étaient pour les logements meublés. A Paris, ce taux d’effort médian a même atteint 34% en 2022 et s’est envolé pour les hommes et femmes seuls (respectivement 38% et 42%). Quant aux familles monoparentales, ce taux d’effort médian était de 39% dans la capitale.

Mais alors comment expliquer une telle hausse ? Celle-ci est notamment due à un fort déséquilibre qui existe aujourd’hui entre l’offre et la demande avec, ces dernières années, une partie du parc immobilier qui s’est orientée vers les locations touristiques de courte durée comme les Airbnb. Par ailleurs, certains logements considérés comme des passoires thermiques ont été retirés du marché, ce qui a eu pour conséquence de tendre encore un peu plus la situation.