Chez les hommes, le cancer de la prostate arrive en tête, devant ceux du poumon et du côlon-rectum. Chez les femmes, le cancer du sein demeure de loin le plus diagnostiqué, suivi du cancer du poumon et du cancer colorectal. » Fait marquant : après plusieurs années de hausse (à l’exception de 2020), le risque de développer un cancer de la prostate semble se stabiliser depuis 2023 et même légèrement diminuer », souligne la fondation. Les estimations pour 2025 tablent toutefois sur une nouvelle augmentation limitée.
Et chez les femmes ?
Le risque de cancer du sein reste globalement stable, mais évolue différemment selon l’âge. Il diminue chez les femmes de 50 à 69 ans, qui constituent le groupe cible du programme de dépistage organisé, mais augmente chez les femmes de 70 ans et plus. Les tendances divergent également pour le cancer du poumon. Son incidence poursuit son recul chez les hommes, tandis que le nombre de diagnostics continue d’augmenter chez les femmes. Les chances de survie s’améliorent toutefois pour les deux sexes, pointe le Registre. Le cancer du pancréas, dont le pronostic reste généralement défavorable, continue pour sa part de progresser chez les hommes comme chez les femmes. Les cancers du foie et du testicule, les cancers cutanés non-mélanomes ainsi que les tumeurs du système nerveux central sont eux aussi en augmentation.
À l’inverse, le risque diminue pour plusieurs autres types de cancer, dont celui de l’estomac chez les hommes et les femmes, ceux de l’utérus et de l’ovaire chez les femmes et celui de la vessie chez les hommes. Créé en 2005, le Registre belge du cancer rassemble les données relatives aux diagnostics depuis 1999 en Flandre et depuis 2004 dans l’ensemble du pays. Ces données servent notamment à orienter les politiques de santé, les programmes de dépistage et la recherche scientifique.