Le texte instaurant un âge minimal de 15 ans pour accéder aux réseaux sociaux en France a été définitivement adopté mardi 21 juillet 2026 (image d’illustration).

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Le texte instaurant un âge minimal de 15 ans pour accéder aux réseaux sociaux en France a été définitivement adopté mardi 21 juillet 2026 (image d’illustration).

Plus des deux tiers des enfants et adolescents âgés de 10 à 14 ans sont favorables à une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, révèle, ce vendredi 24 juillet, une étude de l’Arcom, régulateur de l’audiovisuel et du numérique.

D’après les résultats de celle-ci, 69 % d’entre eux estiment que l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est en effet une « bonne idée ».

L’étude a interrogé 1 012 adolescents âgés de 10 à 14 ans et a été réalisée début juin, avant l’adoption, mardi 21 juillet, par le parlement, d’une loi entérinant cette interdiction, qui doit entrer en application à partir de septembre.

Les enfants « sont demandeurs d’une protection qui vient de l’extérieur (…) même s’ils ont quelques doutes sur l’efficacité immédiate » de l’interdiction, a commenté auprès de l’AFP le président de l’Arcom, Martin Ajdari.

Respectueux de la loi

Les enfants interrogés au cours de l’étude, menée par l’institut de sondage CSA, déclarent en grande majorité (67 %) qu’ils respecteront la loi. Une part non négligeable (33 %) indique en revanche qu’ils trouveront un moyen de contournement.

Si le texte voté par les sénateurs et députés ne détaille pas quelles méthodes du contrôle de l’âge pourront être utilisées, plusieurs outils ont déjà été utilisés par les plateformes en Australie, qui a interdit l’accès aux réseaux aux moins de 16 ans. Dans certains cas, ces méthodes peuvent toutefois être contournées, par l’utilisation d’un VPN par exemple, qui permet de se localiser dans un autre pays.

Parmi les enfants interrogés dans l’étude de l’Arcom qui déclarent qu’ils ne respecteront pas l’interdiction, une majorité d’entre eux (64 %) indiquent qu’ils renseigneront une fausse date de naissance, une tentative qui risque d’échouer si les méthodes de vérification de l’âge sont efficaces.

Certains (27 %) affirment qu’ils se feront aider de leurs parents pour créer un compte malgré l’interdiction, alors que la loi ne prévoit pas de sanction pour les enfants qui ne respecteraient pas l’interdiction, ni pour leurs parents.

La plupart des enfants interrogés devraient être directement impactés par la loi qui doit entrer en application en septembre : 70 % d’entre eux déclarent détenir au moins un compte sur un réseau social ou une plateforme en ligne telle que Youtube. Pour les 10-12 ans, ce chiffre s’élève à 63 %, malgré l’interdiction aux moins de 13 ans déjà mise en place par la plupart des plateformes.