Le tribunal administratif de Düsseldorf (Allemagne) a été saisi par une enseignante âgée de 62 ans qui conteste la décision prise en juin dernier par l’administration de la mettre en retraite contre son gré. La fonctionnaire exerçait dans un établissement scolaire de Wesel (Allemagne) quand un arrêt maladie lui a été prescrit en 2009 suite à des troubles psychiques, raconte Bild ce jeudi. La sexagénaire n’a pas repris le travail depuis.
Si elle n’a pas souhaité elle-même faire jouer elle-même son droit à la retraite, c’est que le salaire mensuel qu’elle percevait jusqu’à son changement de statut forcé se situait entre 5.051 et 6.174 euros selon la grille officielle des rémunérations. Or sa pension de retraitée est plus basse d’environ 1.600 euros. C’est ce dernier montant que la plaignante continuera à percevoir jusqu’à la décision de la justice allemande.
Une expertise qui a tout changé
Si le tribunal lui donne raison, l’ex-enseignante recevra rétroactivement le complément. Si les autorités du district de Düsseldorf ont opté pour la mise en retraite de la sexagénaire, c’est qu’un examen médical a montré qu’il était peu probable que la fonctionnaire soit apte à un retour en poste sous six mois.
Une autre affaire a par ailleurs poussé la justice à s’intéresser à la sexagénaire. Une enquête pour fraude la vise en effet depuis que les autorités ont constaté que la plaignante a mis au point une crème pour les mains qui a remporté un prix d’innovation de 5.000 euros. Elle aurait aussi exercé une activité de médecine parallèle pendant son arrêt maladie. Des investigations devront montrer si son incapacité à travailler est réelle.