Par
Julien Sournies
Publié le
24 juil. 2026 à 16h34
Vivement critiqué pour mettre en vente des poissons vivants non domestiques dans ses rayons, le Décathlon de Grenoble Saint-Égrève est toujours dans le viseur de la PAZ (Projet Animaux Zoopolis). Dans un communiqué transmis à actu Grenoble ce vendredi 24 juillet 2026, l’association fait savoir que le magasin continue ce « business cruel », en dépit de « nos alertes et notre plainte ». D’autant que, selon l’association, le magasin ne disposerait pas des autorisations préfectorales nécessaires à la vente de poissons vivants.
« Nous en avons assez de la mauvaise foi de l’enseigne »
Mais d’après l’association animaliste, le Décathlon de Grenoble Saint-Égrève entend désormais se mettre en conformité. « Quel scandale ! Nous demandons à la préfecture de ne pas lui accorder les autorisations nécessaires », tance la PAZ.
Derrière les grands discours, la direction générale de Decathlon se moque de la souffrance des animaux et continue à vendre des poissons et des crabes vivants pour qu’ils soient torturés. Nous en avons assez de la mauvaise foi de l’enseigne. Il est temps qu’elle arrête de faire son commerce sur la cruauté envers les animaux.
Amandine Sanvisens
Co-fondatrice de PAZ
Et celle-ci de poursuivre : « Les poissons et les crabes vendus par Décathlon sont destinés à être torturés pour amuser des pêcheurs. Il est scandaleux que Decathlon alimente cette pratique barbare qu’est la pêche au vif. Torturer des animaux n’est ni un sport, ni un loisir. »
Deux Décathlon isérois stoppent la vente de poissons vivants
Pour tenter de faire plier la direction du Décathlon de Grenoble Saint-Égrève, PAZ a ainsi déposé une plainte auprès du tribunal judiciaire de Grenoble en août 2025. L’association indique par ailleurs avoir sollicité les services de l’État en mars dernier pour que des opérations de contrôle soient menées au sein des magasins Décathlon dans l’illégalité.
Pour rappel, les Décathlon d’Échirolles et de Salaise-sur-Sanne, également épinglés par l’association, ont, quant à eux, fini par cesser la vente de poissons vivants, principalement utilisés pour la pêche au vif.
D’après la PAZ, les contrevenants s’exposent à trois ans d’emprisonnement et à 150 000 euros d’amende (Code de l’environnement, article L. 415-3) en cas de non-respect.
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