Quentin Halys a fait sensation en remportant le tournoi ATP 250 sur terre battue de Kitzbühel en battant ce samedi Alexander Bublik 6-4, 7-6.
Halys a fait des merveilles pour sa deuxième finale sur le circuit principal, Le 83e mondial a été plus solide que le 11e mondial et tenant du titre Alexander Bublik. Solide tout court. Il n’a ainsi perdu aucun set de toute la semaine. Le natif de Bondy, qui disputait sa deuxième finale après celle perdue en 2024 à Gstaad, va faire une bonne affaire en faisant un bond au classement autour de la 50e place mondiale, très proche de son meilleur classement, 46e l’an dernier.
Dans la forme de sa vie, le Francilien, qui a atteint le 3e tour à Roland-Garros cette année, devient le premier tricolore à remporter le tournoi de Kitzbühel. Avant lui, Leconte (1983), Santoro (94), Benneteau (2009), Mathieu (2015), Gaston (2024), Cazaux (2025), avaient rendu les armes en finale en Autriche. Halys s’impose également comme une bête noire pour Bublik, tête de série 1 et déjà battu par Halys la semaine dernière à Gstaad. Quart de finaliste la semaine dernière en Suisse, Halys vient de signer sa troisième victoire face à un joueur du top 20 en deux semaines. Performance qu’il n’avait jamais réalisée auparavant dans sa carrière…
Lauréat des petits as en 2010, Halys n’a pas répondu à toutes les attentes et a mis du temps pour rejoindre le top 100. À l’approche de la trentaine, il dispute son meilleur tennis. Ce joueur offensif est décidément à l’aise sur terre battue. Il s’est appuyé sur son service ce samedi (17 aces, aucune balle de break concédée, 87% de points gagnés derrière ses premières) pour se montrer plus solide que Bublik, beaucoup moins brillant en 2026 que la saison dernière.
Ca donne encore plus de motivation pour aller en chercher un autre
Quentin Halys
Le Francilien n’a pas caché son soulagement : «Je n’ai pas exactement la date depuis quand je n’ai pas gagné de tournoi, mais on sait que c’est très dur même de gagner sur le circuit Challenger (2e div pro). Donc là, sur le circuit ATP, c’est encore plus beau. Je suis vraiment très fier du travail qu’on fait au quotidien. Maintenant, ça donne encore plus de motivation pour aller en chercher un autre. Aujourd’hui j’ai réussi à rester assez serein et calme. Je ne montre pas beaucoup mes émotions, mais c’est dur sur ce genre de surface de rester tout le temps bien calme. Parce que ce sont des matchs qui se jouent à rien, beaucoup de tie-breaks, beaucoup de fins de set, très accrochés, mais je me sentais bien et je pense que ça a probablement fait la différence d’arriver à rester lucide, d’arriver à taper les bons coups au bon moment. C’est un peu ce que je recherchais depuis pas mal de semaines et le mettre en place maintenant, c’est cool et j’espère surtout que ça va m’aider pour la suite.»