Pendant les qualifications du Grand Prix de Hongrie, Lando Norris avait réussi à arracher la pole position aux Ferrari, pourtant favorites. Il était alors le premier pilote autre que Mercedes à décrocher la première place sur la grille cette saison.

Lewis Hamilton avait quant à lui non seulement manqué la pole position pour 12 millièmes, mais avait également écopé d’une pénalité de trois places pour avoir gêné Oscar Piastri. Le Britannique s’élançait donc depuis le cinquième rang.

Kimi Antonelli avait lui aussi été sanctionné d’un recul de trois places pour une infraction sous drapeau jaune, et prenait le départ depuis la septième position. Sergio Pérez partait depuis la voie des stands.

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Comme attendu, les températures étaient bien plus élevées que lors du reste du week-end, avec 30°C dans l’air et 52°C au sol.

Côté pneumatiques, la plupart des pilotes ont choisi les gommes mediums, à l’exception notamment des pilotes Ferrari, partis en pneus tendres, ainsi que de Gabriel Bortoleto, Carlos Sainz et des pilotes Aston Martin.

Au départ, les McLaren ont pris un excellent envol, en particulier Oscar Piastri, qui a pris les commandes de la course grâce à une erreur de Norris dans le virage 2 ! Charles Leclerc a quant à lui perdu gros : surpris par la Red Bull de Max Verstappen, il a dégringolé à la cinquième position.

Mais celui qui a le plus perdu, c’est George Russell, resté scotché sur la grille ! Le Britannique s’est retrouvé à la fin du premier tour en 19e position. Hamilton, équipé de ses gommes tendres et alors quatrième, attaquait désormais Verstappen, qui se défendait toutefois avec brio.

 

Au sixième tour, les McLaren commençaient à creuser légèrement l’écart. Derrière, Hamilton ne parvenait plus à suivre Verstappen et se retrouvait désormais sous la pression de Charles Leclerc. 

George Russell était quant à lui remonté au 13e rang, tandis que Sergio Pérez était sous-enquête pour une infraction à la procédure de départ… alors qu’il s’était élancé depuis les stands. Piastri avait repris de l’air sur Norris, qui se laissait légèrement distancer.

Hamilton ne parvenait pas à trouver l’ouverture sur Verstappen et rentrait donc au stand. Le Britannique reprenait la piste en pneus durs, en neuvième position, juste derrière Liam Lawson. Il dépassait immédiatement la Racing Bulls, tandis que Verstappen s’arrêtait à son tour. L’undercut de Ferrari fonctionnait : la Red Bull ressortait derrière Hamilton, mais aussi derrière Lawson. 

Au même moment, alors que Piastri était appelé aux stands, la Cadillac de Valtteri Bottas s’immobilisait dans la voie des stands, les freins en feu. La McLaren restait donc en piste. Verstappen tentait alors le tout pour le tout et plongeait au freinage du premier virage, et réalisait un double dépassement sur Lawson et Hamilton.

 

Au 18e tour, Piastri passait par les stands, suivi par Leclerc. Lors de la boucle suivante, c’était Norris qui effectuait son arrêt. Tous ressortaient en pneus durs. Les commandes de la course revenaient alors à Kimi Antonelli, devant Isack Hadjar, qui ne s’étaient pas encore arrêtés.

Les deux McLaren, qui se retrouvaient derrière la Red Bull, prenaient rapidement l’avantage sur le Français, qui s’effaçait ensuite devant son coéquipier pour se rabattre juste devant Hamilton… avant de rentrer à son tour aux stands.

Antonelli passait au stand au 23e tour et reprenait la piste derrière Charles Leclerc, en sixième position. Les McLaren reprenaient les commandes de l’épreuve, avec Piastri en tête, tandis que Norris mettait la pression sur son équipier.

Au 28e tour, alors qu’il occupait la septième place, Russell passait au stand et ressortait juste devant Liam Lawson, en neuvième position. Après plusieurs tours passés dans les échappements de Piastri, Norris se faisait une petite frayeur en partant au large. Il perdait plusieurs dixièmes sur son équipier, qui pouvait alors souffler un peu.

Le retour des « Papaya rules »

Derrière, au 31e tour, Leclerc était revenu sur Hamilton, qui effectuait un deuxième arrêt au stand. Le Britannique ressortait en septième position. Norris revenait immédiatement dans le sillage de Piastri, alors que l’Australien commençait à souffrir avec ses pneus durs.

Norris demandait à son équipe de rentrer au stand, mais McLaren refusait puisqu’il se trouvait derrière Piastri et qu’il n’avait donc pas la priorité selon les fameuses « Papaya Rules » de l’équipe.

Norris se plaignait à la radio, estimant avoir davantage de rythme que son coéquipier. Finalement, Piastri s’arrêtait une deuxième fois pour ressortir en cinquième position, derrière Antonelli. Le champion en titre restait alors en piste, en tête, afin de tenter de creuser l’écart maintenant qu’il bénéficiait d’une piste libre.

Fernando Alonso passait (enfin) par les stands après 36 tours avec ses pneus tendres ! Même chose pour Charles Leclerc, qui troquait ses gommes dures pour un autre train de pneus durs et ressortait derrière Hadjar, en septième position.

Alors que Sainz se battait avec Oliver Bearman, Piastri revenait sur eux pour leur prendre un tour. Mais au moment de dépasser la Williams, l’Espagnol se rabattait en ignorant complètement la McLaren et les deux monoplaces entraient en contact.

 

Au 40e tour, après un deuxième relais très impressionnant, Lando Norris repassait par les stands et, malgré un arrêt manqué, ressortait devant son coéquipier ! Antonelli prenait alors les commandes de l’épreuve, tandis que Verstappen effectuait son arrêt.

La Red Bull ressortait en pneus tendres, l’équipe tentant une nouvelle fois un pari stratégique sûrement inspiré par Alonso, derrière Lewis Hamilton, alors cinquième. Au 43e tour, le top 10 se composait ainsi : Antonelli (qui n’avait effectué qu’un seul arrêt), Norris, Piastri, Hamilton, Verstappen, Leclerc, Hadjar, Russell, Lawson et Lindblad.

Au 45e tour, Norris avait fait la jonction avec Antonelli, tandis que Piastri manquait désormais cruellement de rythme, à sept secondes de son coéquipier. Le champion en titre prenait l’avantage sur la Mercedes en plongeant à l’intérieur au freinage du virage 1. Antonelli tentait de recroiser, mais Norris reprenait immédiatement l’avantage grâce à un gros freinage dans le virage suivant.

Carlos Sainz écopait de cinq secondes de pénalité pour son contact avec Piastri. Kimi Antonelli, deuxième, n’avait toujours effectué qu’un seul arrêt au 50e tour et semblait tenter de rallier l’arrivée avec cette stratégie.

Piastri, troisième, restait à plus de quatre secondes de la Mercedes, tandis que Hamilton et Verstappen revenaient sur la McLaren. Norris, lui, s’envolait complètement en tête avec huit secondes d’avance sur Antonelli. Dans le même temps, la suspension de Sergio Pérez cédait, contraignant le Mexicain à rentrer à petite vitesse de  abandonner.

Piastri abandonne !

Finalement, Antonelli repassait par les stands au 54e tour. Il reprenait la piste derrière Charles Leclerc, en sixième position. L’ingénieur de Norris, Will Joseph, lui demandait alors à la radio de se calmer, alors qu’il comptait désormais 12 secondes d’avance sur Piastri.

Au 56e tour, Oscar Piastri était victime d’un problème mécanique et contraint de s’arrêter en bord de piste, provoquant le déploiement d’une Virtual Safety Car ! Norris, Hamilton et Leclerc en profitaient pour passer par les stands.

Norris conservait la tête de la course, tandis que Hamilton et Leclerc reprenaient la piste en quatrième et cinquième positions, derrière Verstappen et Antonelli, qui ne s’étaient pas arrêtés.

Oscar Piastri (McLaren)

Oscar Piastri (McLaren)

Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images

Au moment de ressortir de la voie des stands, le septuple champion du monde se retrouvait devant Antonelli, mais l’Italien était déjà passé devant au niveau de la ligne de sortie de la pitlane. Hamilton était donc contraint de rendre la position à la Mercedes.

Pour ne rien arranger, le Britannique écopait ensuite d’une pénalité de cinq secondes pour excès de vitesse dans la voie des stands. Hamilton tentait alors par tous les moyens de prendre l’avantage sur Antonelli, mais ne trouvait aucune ouverture.

Finalement, le regard de Hamilton commençait même à se tourner vers ses rétroviseurs. Pendant ce temps, l’ingénieur de Norris lui demandait d’éviter les vibreurs, suspectant qu’ils puissent être à l’origine de la casse mécanique de Piastri.

Lando Norris remportait finalement le Grand Prix de Hongrie avec 14 secondes d’avance sur Max Verstappen et Kimi Antonelli, signant la première victoire de McLaren cette saison ainsi que son premier succès depuis son sacre de champion du monde. Au final, et avec une certaine surprise, aucune Ferrari ne figurait sur le podium.

Hungary Grand Prix de Hongrie – Course
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