RÉCIT – L’un des fondateurs de l’iconique marque écolo et éthique reproche au géant glacier de tuer sa singularité à petit feu. Ben Cohen veut que « ses » glaces regagnent leur indépendance. Ce que l’actuel propriétaire refuse.

« Nous n’arrêterons pas tant que Ben & Jerry’s ne sera pas libre ! » Du haut de ses 75 ans, Ben Cohen, « LE » Ben des célèbres crèmes glacées ultra-gourmandes écolos et engagées, n’a plus l’allure de jeune hippie barbu à lunettes et bob bigarré de 1978, année de la marque Ben & Jerry’s. L’entreprise, cofondée avec son comparse Jerry Greenfield, a vu le jour dans une ancienne station essence à Burlington, dans le Vermont. Tandis que Jerry, son ami de toujours, a quitté l’entreprise en protestation l’an dernier, Ben va plus loin. Look assagi, mais verbe haut, Ben Cohen a une conviction : la mission sociale de la marque est plus que jamais menacée.

Selon lui, il faut sortir Ben & Jerry’s de l’emprise du géant glacier Magnum. Le propriétaire de Magnum, B & J, Cornetto et Miko tuerait à petit feu la triple mission économique, sociale et d’excellence gustative de la marque, particulièrement depuis sa scission avec Unilever en 2025. « Je suis le gardien de la flamme, lance le…

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Le Figaro

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