- Deux diplomates français ont été placés en détention plusieurs heures la semaine dernière à Téhéran en raison de leur soutien à la population iranienne.
- Les autorités locales, qui les soupçonnent d’ingérence, annoncent avoir convoqué l’ambassadeur de France dans le pays, Pierre Cochard, pour s’expliquer.
- Le Quai d’Orsay qualifie cette décision de « provocation ».
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Coup de chaud entre la France et l’Iran. L’ambassadeur de France à Téhéran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères iranien pour « ingérence », affirme ce dernier lundi 27 juillet. Une annonce qui fait suite au placement en détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne.
« Hier, l’ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l’Iran sous des appellations trompeuses », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d’un point de presse hebdomadaire.
« Une action d’intimidation extrêmement grave »
Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités « qui n’étaient en aucun cas justifiées » et ont « interféré dans les affaires intérieures de l’Iran sous le prétexte de s’engager avec la société civile ». « Nous ne commentons pas les provocations iraniennes », a réagi ce lundi le Quai d’Orsay, selon qui « les faits sont clairs ».
Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé « une action d’intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens » à l’encontre de deux diplomates, dont l’un avait été « molesté ».
D’après le ministre français, ils ont été « détenus sans raison pendant plusieurs heures » et « interrogés », en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.
Les deux diplomates sont rentrés à Paris
D’après le chef de la diplomatie française interrogé sur France Inter, leur mission consistait notamment à « développer des programmes de soutien à la société civile iranienne, aux étudiants, aux artistes, pour leur permettre de venir en mobilité dans des universités ou dans des résidences d’artistes ».
« Sous le choc », ils ont été rapatriés et ne souhaitent pas retourner en Iran, avait indiqué Jean-Noël Barrot, soulignant qu’ils allaient poursuivre leur mission depuis Paris. « Le régime tente, par tous les moyens, de décourager la France de continuer à soutenir le peuple iranien, mais évidemment nous continuerons », avait-il insisté.
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Suite à ces faits, le chargé d’affaires iranien en France avait été convoqué au Quai d’Orsay mardi dernier. Les autorités iraniennes ont démenti l’agression, affirmant que les diplomates n’avaient été que « brièvement interrogés » par les services de sécurité, après avoir participé à une « réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités ».
