Au plus fort du sinistre, les flammes se trouvaient à quelques centaines de mètres des habitations.
Lisandru-Francescu Olmeta
Le maquis encore noirci par les flammes laisse entrevoir un paysage de désolation derrière les maisons environnantes, ce lundi 27 juillet. Si les incendies à Biguglia et Furiani, sont en passe d’être fixés après avoir brûlé 160 hectares de végétation depuis samedi, les habitants affichent leur soulagement. Aux premières heures de l’incendie, les flammes se trouvaient à quelques centaines de mètres des maisons se trouvant sur les hauteurs de ces communes. De quoi engendrer une belle frayeur : « Nous étions assez inquiets parce que le feu aurait pu sauter la crête, » confie Philippe Ettori, un père de famille, habitant d’un hameau sur la route Sainte-Lucie à Furiani.
Philippe Ettori, qui réside à Furiani sur la route Sainte-Lucie, a eu peur des mauvaises conditions météorologiques et de la proximité des flammes. Lisandru-Francescu Olmeta
Dans cette zone résidentielle, les flammes étaient visibles depuis le jardin des maisons. Avec un vent de face, le souvenir de 2017 était dans toutes les têtes. Cette année-là, un feu avait éclaté à Biguglia et avait ravagé 2 200 hectares. « On a eu un peu peur au départ quand on a vu la fumée qui venait vers nous, avance Antoine, qui réside également sur la route Sainte-Lucie. Les flammes allaient sauter la crête. Grâce aux canadairs et aux hélicoptères, les pompiers ont réussi à les contenir. J’étais inquiet parce que je pensais que le feu allait descendre dans la vallée à cause du vent. On a l’eau de la piscine et un tourniquet sur le toit. Mais si le feu vient, on ne peut rien faire. On est soulagés. Je tiens à féliciter les pompiers. »
Antoine, habitant d’un hameau de Furiani sur la route Sainte-Lucie, exprime son soulagement après le travail des pompiers sur les feux de Biguglia et de Furiani. Lisandru-Francescu Olmeta »C’est toujours inquiétant d’envisager l’évacuation de notre famille et des animaux »
Son voisin, Paul, également aux premières loges, tient aussi à mettre en avant le travail des soldats du feu : « Ils ont été supers. Nous avons été très bien protégés. »
À quelques mètres de là, Philippe Ettori est sur la même ligne tout en espérant ne pas revivre un pareil scénario : « Sans les canadairs, on aurait eu le feu à la maison. C’est toujours inquiétant d’envisager l’évacuation de notre famille et des animaux. Tout était prêt pour rendre la zone accessible aux pompiers. Il n’y a qu’un seul accès pour arriver aux maisons et ce n’est pas évident. Si le feu est sur la route, on ne peut plus partir comme en 2017. Mais nous sommes habitués et les pompiers étaient au top. »
Au plus fort de l’incendie, les autorités avaient appelé les habitants à se confiner, notamment à Biguglia. Les pompiers, ayant réussi à empêcher les flammes de s’approcher des maisons, n’ont pas eu à procéder à des évacuations.