Petites, vertes et pas mal causantes. Ce sont les perruches vertes à collier. Leur plumage est de couleur vive, leur bec est rouge et leur jacassement, reconnaissable entre tous parmi les cris des volatiles qui peuplent les platanes des cours d’école ou des allées de Marseille.

« Elle est l’exemple même d’une espèce qui n’a rien demandé à personne, mais qui s’est retrouvée en Europe à cause de l’Homme. C’est une espèce exotique qualifiée d’envahissante, difficile à stériliser et qui n’a pas de prédateurs en zone urbaine », résume Anaël Marchas, naturaliste à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Elles attirent la sympathie des promeneurs et les grâces des enfants, qui apprécient leurs plumes vertes et elles sont surtout inoffensives.

Ce petit oiseau tropical, fin et élancé, est une espèce native d’Afrique et d’Asie, importée en France dès les années 1970. En 1974, une cinquantaine de spécimens se sont échappés d’un conteneur près d’Orly, rebelote vingt ans plus tard à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Les perruches vertes à collier sont cavernicoles, elles nichent dans les cavités des arbres.Les perruches vertes à collier sont cavernicoles, elles nichent dans les cavités des arbres. / Photo Nicolas Vallauri

Les perruches vertes marseillaises n’ont pas volé depuis la capitale, mais elles sont apparues dans les parcs dans les années 1990. Plus précisément dans le secteur du parc Borély, …