Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu à la Maison-Blanche, mardi 28 juillet 2026, pour s’entretenir avec Donald Trump et tenter une nouvelle fois de gagner le soutien de son homologue américain face à la Russie.
Cette visite prévue à 9 h 30 (15 h 30, heure de Paris), intervient au moment où l’Ukraine et la Russie font monter en puissance leurs frappes de longue portée, tandis que les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis sont au point mort.
Les relations entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont longtemps été tendues, parfois houleuses, mais le président américain a fait montre ces dernières semaines de davantage de complaisance envers Volodymyr Zelensky. La rencontre se déroule d’ailleurs le jour de l’hommage prévu pour le sénateur Lindsey Graham, un fervent défenseur de la cause ukrainienne, mort le 11 juillet à 71 ans. Volodymyr Zelensky a dit espérer que Washington « continuera à soutenir l’Ukraine et que nous pourrons mettre fin à cette guerre par une paix digne ».
Les États-Unis, toujours un allié majeur
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a en grande partie interrompu les livraisons directes d’armes américaines à Kiev, leur préférant le programme PURL. Celui ci permet aux Européens d’acheter des armes aux États-Unis pour ensuite les transférer à l’Ukraine. Les États-Unis restent malgré tout un allié majeur de l’Ukraine : ils lui fournissent notamment des renseignements et un accès au système Starlink qui assure les communications de son armée sur le front.
Après une visite houleuse en février 2025 puis le refus de Donald Trump de livrer des missiles Tomahawk, en octobre de la même année, le président américain a ultérieurement changé d’attitude : à l’occasion de leur dernier entretien début juillet en Turquie, il a déclaré que son homologue ukrainien, faisait « un travail formidable ». Il a aussi fait part de sa volonté d’autoriser l’Ukraine à produire des missiles antiaériens Patriot, dont elle manque cruellement, pour parer aux frappes russes.
Autre signe de détente, des influenceurs américains proches de la galaxie « Make America Great Again » tels que Laura Loomer et Tim Pool ont récemment apporté leur soutien à l’Ukraine, après avoir été longtemps opposés à l’aide à ce pays.
« Redynamiser la diplomatie »
Volodymyr Zelensky s’était entretenu la semaine dernière avec les émissaires de Donald Trump – Steve Witkoff et Jared Kushner – afin de « redynamiser la diplomatie » à l’arrêt depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février. Les précédentes tentatives américaines de médiation entre Moscou et Kiev n’avaient pas abouti, en raison de désaccords sur l’épineuse question des territoires ukrainiens revendiqués par la Russie.
Les relations entre Moscou et Washington se sont, quant à elles, refroidies ces derniers temps, après des initiatives des États-Unis qui s’étaient traduites par une invitation en Alaska de Vladimir Poutine par Donald Trump pour un sommet en août 2025. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a démenti lundi que des discussions sur un cessez-le-feu dans les airs soient en cours. Début juillet, il avait averti que l’intensification des frappes ukrainiennes en Russie ne ferait que « prolonger » la guerre.
Au cours d’une rencontre à Manille (Philippines) la semaine dernière, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a mis en garde son homologue américain Marco Rubio contre la poursuite des livraisons d’armes à l’Ukraine.
Première réunion entre les deux hommes depuis septembre 2025, celle-ci n’avait duré qu’une trentaine de minutes. Après quoi, le secrétaire d’État américain avait réitéré la volonté de Washington de jouer un rôle « constructif » pour mettre fin à la guerre mais s’était montré circonspect face aux propositions de Moscou.
La dernière conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump remonte au 5 juillet.
L’Ukraine dirige près de 400 drones vers Moscou
Dans la nuit, plus de 390 drones ukrainiens se sont dirigés vers la région de Moscou, a recensé mardi le maire de la capitale russe. Les autorités locales ont signalé des dégâts sur quelques habitations. « La plupart ont été neutralisés bien avant d’atteindre la ville », a écrit Sergueï Sobianine sur Telegram, précisant que « 81 drones ennemis [avaient] été détruits alors qu’ils s’approchaient de Moscou ».
Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobyov, a signalé sur le même réseau social un immeuble et des maisons endommagées, sans signaler pour l’heure de victime.