Ce mardi 28 juillet 2026, le groupe IDKIDS a vu son plan de redressement judiciaire accepté par le tribunal de commerce de la métropole de Lille, rapportent La Voix du Nord et Les Echos . Le placement en redressement, le 3 février dernier, concernait les marques Okaïdi, Obaïbi et Oxybul. La dette va être rééchelonnée. Dans le détail, une partie – dont le montant n’a pas été révélé – a été effacée, le reste a pu être rééchelonné sur dix ans, avec l’accord de ses créanciers.
Un plan de redressement face à la pression de la fast-fashion
Le groupe avait expliqué dans un communiqué être victime d’un « effet sablier » face aux enseignes à bas coût et aux entreprises de fast fashion. Il précise subir depuis plusieurs années « la pression des coûts et de la concurrence […] qui ont fortement pesé sur les résultats de la marque en 2025 ».
Le plan de redressement visait donc à « faire évoluer son modèle opérationnel et réaffirmer sa singularité pour rester compétitif ».
De nombreux emplois supprimés
Okaïdi avait annoncé en mai vouloir supprimer jusqu’à 290 postes parmi les 2 000 que la marque compte en France. Elle avait également prévu la fermeture d’une soixantaine de magasins. Finalement, le tribunal annonce la suppression de 244 postes et la fermeture de 57 magasins en France.
En janvier dernier, à l’annonce de l’intention de la marque de se placer en redressement, la CGT Commerce et Services avait dénoncé une « mauvaise gestion et [des] montages financiers [qui] permettent aux dirigeants des entreprises de spéculer et de s’enrichir sur le dos des travailleuses et des travailleurs » .