Interpellé le 9 juillet dernier à Nice, H. Lahouaiej Bouhlel, frère du terroriste de l’attentat de Nice Mohamed Lahouaiej Bouhlel, a été expulsé vers la Tunisie, a appris CNEWS auprès de la préfecture des Alpes-Maritimes. Il faisait l’objet d’une OQTF.
Son OQTF a été exécutée. H. Lahouaiej Bouhlel, frère cadet du terroriste de Nice Mohamed Lahouaiej Bouhlel, «a été reconduit à la frontière», nous a indiqué ce mardi 28 juillet la préfecture des Alpes-Maritimes. Ce ressortissant tunisien faisait en effet l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. D’après le parquet de Nice à CNEWS, cet homme avait été interpellé jeudi 9 juillet.
La veille, soit le 8 juillet, le gestionnaire de l’appartement où séjournait ce ressortissant tunisien avait contacté les forces de l’ordre pour signaler une occupation illicite du logement «par un individu s’identifiant comme le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice».
Dans une plainte formulée le 9 juillet, le gestionnaire avait fait savoir que ce ressortissant tunisien était autrefois locataire d’un logement dont il s’occupait. Puis, l’individu était parti «en raison de la fin du bail pour cause de travaux», avant de revenir «s’y installer dans des conditions irrégulières avec d’autres personnes», avait précisé le parquet de Nice.
plusieurs dégradations commises
Sur place, des dégradations auraient été commises. A la suite de la plainte déposée par le gestionnaire du logement, une enquête de flagrance avait été ouverte par le parquet de Nice et ce pour «maintien illicite dans un local à usage d’habitation et dégradations». C’est dans ce cadre que le frère du terroriste, ainsi que les «autres personnes susceptibles d’être également impliquées dans le cadre de l’occupation illicite» avaient été interpellés.
«Entendus, les mis en cause indiquaient occuper les logements contre un paiement de loyer en liquide et des menus travaux», nous avait indiqué le ministère public, ajoutant que «sur les 5 personnes interpellées, toutes en situation irrégulière, seule une apparaissait connue de la justice».
Après la levée de leur garde à vue, les cinq personnes avaient «été prises en compte par l’autorité préfectorale au titre de l’irrégularité de leur séjour sur le territoire national», avait conclu le parquet de Nice. C’est dans ce contexte que H. Lahouaiej Bouhlel, visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), avait été placé en centre de rétention administrative (CRA) avant son expulsion vers la Tunisie.