Une lutte contre les flammes qui doit aussi pouvoir se poursuivre la nuit. C’est la demande formulée par le directeur du Service départemental d’incendie et de secours de Gironde lors de la visite d’Emmanuel Macron au centre opérationnel du SDIS, où s’organise la lutte contre l’incendie qui ravage le département.
Selon Marc Vermeulen, le sujet est aujourd’hui de « pouvoir continuer la lutte aérienne la nuit », explique-t-il au président de la République lorsque celui-ci lui demande si les sapeurs-pompiers manquent de quelque chose pour poursuivre leur combat contre cet incendie vorace. « À la différence de ce qu’on faisait auparavant, on arrivait à prendre le dessus, en tout cas à travailler la nuit. Là, on voit qu’on a des phénomènes explosifs, et qu’on a que les moyens au sol. Donc, effectivement, si on pouvait avoir un appui aérien complémentaire la nuit, ce serait super », ajoute-t-il.
Des moyens inutilisables la nuit
Si le travail de nuit sur les incendies existe déjà dans les pays anglo-saxons, ce n’est pour le moment pas possible pour lutter contre le feu en Gironde. Pour une simple et bonne raison : les moyens aériens mobilisés sur cet incendie (comme les Dash et les Canadairs) ne sont pas équipés pour intervenir la nuit.
« Seuls certains hélicoptères, comme le Super Puma, poursuivent la lutte de nuit », explique le site Feux de forêt. Mais les Canadairs, par exemple, ne peuvent pas voler la nuit, car ils nécessitent une certaine précision pour procéder à leur remplissage : « L’écopage à 130 km/h à quelques mètres de la surface exige une visibilité parfaite : repérage des obstacles, évaluation de l’état de la mer, identification du plan d’eau… Les opérations s’arrêtent au coucher du soleil. »
Alerté sur ce besoin de moyens de nuit par le directeur départemental du SDIS, Emmanuel Macron a déclaré lundi qu' »on va tout de suite regarder pour avancer » sur la question. Le directeur général de la Sécurité civile, Julien Marion, également présent lors de ce point de situation, a alors expliqué que la Sécurité civile est « en train d’examiner des offres de partenaires privés, qui nous proposent des appareils pouvant voler la nuit. On est en train de voir ce qu’on peut mobiliser », ajoute le directeur, qui précise que le sujet pourrait connaître une avancée « possiblement dans les prochains jours ».
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