Un pompier professionnel de Paris, de passage dans le secteur, a signalé un début d’incendie alors qu’il était en balade, ce mardi 28 juillet vers 16 heures, dans la commune de Feillens.

L’homme a pu maîtriser seul le départ de ce feu d’herbes, le long de la Saône, qui n’a brûlé que 15 m2 environ. Le pompier a également pu communiquer aux gendarmes le signalement d’une personne incriminée. Ce qui leur a permis d’interpeller dans la foulée l’individu et de le placer en garde à vue.

L’homme incriminé est un pêcheur âgé de 75 ans, inconnu des services de la justice, qui brûlait ses déchets. Le pompier en repos a jugé cette attitude anormale – et inconsciente – en ces temps de risque d’incendie élevé. Le septuagénaire a été relâché et fera l’objet d’une convocation par le délégué du procureur pour un avertissement probatoire. Durant les mois de juillet, août et septembre dans l’Ain, il est interdit aux propriétaires et ayants droit de porter ou d’allumer du feu, de jeter des objets en combustion à l’intérieur et à moins de 200 mètres des espaces sensibles, y compris les voies qui les traversent.

Des incendies ont d’ores et déjà ravagé des hectares dans le département depuis le début de l’été. Avec plus de 30 % du territoire couvert par des massifs forestiers, l’Ain est identifié comme « nouveau territoire de feu » par les experts du Giec. Début juin, le lieutenant-colonel des pompiers Benoît Rossow, référent départemental pour les feux de forêt et d’espaces naturels, prédisait « une augmentation du nombre et de l’intensité des feux ».

De 2 à 10 ans de prison

Dès le 24 juin, le Bugey connaissait le premier grand feu de forêt de la saison. Environ deux cents sapeurs-pompiers de l’Ain, renforcés par des moyens de l’Isère notamment et des Canadairs avaient alors lutté contre les flammes sur Bénonces et Serrières-de-Briord. Pour rappel, en quelques heures seulement les 7 et 8 juillet derniers, le feu a parcouru 22 hectares entre Nantua et Les Neyrolles

Le début d’une série d’autres feux de végétation partout dans l’Ain, dont un important à Villette-sur-Ain le 13 juillet. En cas d’incendie volontaire, les peines de prison varient et vont de 2 à 10 ans de prison, selon si des personnes ont été blessées ou ont trouvé la mort ou si des dommages ont été causés de manière irréversible à la nature. Des amendes accompagnent également ces peines, allant de 15 000 à 150 000 euros.