Deux individus ont respectivement été arrêtés à Nanterre et à Grenoble pour avoir mis le feu à des buissons dans la journée de mardi 28 juillet. Les flammes ont rapidement été éteintes.
En période d’incendies liés aux fortes chaleurs, les autorités sont intransigeantes face aux départs de feu provoqués volontairement. À Nanterre, un individu a été interpellé mardi 28 juillet, à la mi-journée, pour avoir mis le feu à un buisson au parc André Malraux, nous indique une source policière.
Le suspect, dont l’identité et l’âge n’ont pas été précisés, a brûlé 2.000 m2 avec un briquet. Les pompiers ont réussi à l’éteindre rapidement mais les dégâts sont toutefois remarquables. L’auteur des faits est actuellement en garde à vue.
Des faits similaires se sont produit la même journée, cette fois-ci, un peu plus loin, à Grenoble, nous précise la même source policière. Un Roumain à trottinette, s’amusait à tirer des mortiers d’artifice lorsqu’un des projectiles a atterri sur un buisson qui a pris feu.
Fort heureusement, les flammes ne se sont pas propagées grâce à l’intervention des passants. L’individu de 28 ans, déjà connu des services de police, a été placé en garde à vue.
trois ans de prison
En moyenne, neuf feux sur dix sont provoqués par l’humain. Une personne ayant déclenché volontairement un feu encourt jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende, comme le rappelle le site Legifrance.gouv. Cela peut monter jusqu’à dix ans d’emprisonnement si une ou plusieurs personnes périssent dans les flammes. La prescription de soins psychologiques peut aussi être appliquée.
Si le feu a été déclenché involontairement, l’auteur des faits encourt jusqu’à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
Depuis le début de l’été, les pompiers luttent en vain contre les incendies. Les derniers en date, ceux des Landes et de Gironde, sont particulièrement difficiles à éteindre, notamment en raison des températures excessives et des vents violents.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incendie. Selon les premiers éléments, celui de Gironde aurait probablement été volontaire, onze personnes étant poursuivies en justice, accusées d’y avoir mis le feu.