La cour d’appel a confirmé mercredi la condamnation du Français Martin Ryan à dix ans de prison pour « espionnage », selon une information communiquée à l’AFP par la juridiction. Cette décision valide le jugement rendu le 16 mars, après un procès ouvert en janvier 2025.

Cet homme d’affaires, installé en Azerbaïdjan depuis quatre ans au moment de son arrestation en décembre 2023, avait été reconnu coupable d’espionnage au profit de Paris, des accusations rejetées par la France. Jugé dans la même affaire, le citoyen azerbaïdjanais Azad Mamedli, poursuivi pour « haute trahison », a lui aussi vu sa condamnation à douze ans de prison confirmée.

Il aurait été recruté par la DGSE

Selon l’accusation, Martin Ryan aurait été recruté par des membres de la DGSE en poste à l’ambassade de France à Bakou, avant leur expulsion. Il lui est reproché d’avoir été chargé de recueillir des informations sur les relations entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Algérie et la Somalie, ainsi que des photographies d’armements livrés à Bakou par le Pakistan.

L’accusation affirme également qu’il devait obtenir des renseignements sur des entreprises liées à la Russie et à la Chine. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions entre Paris et Bakou après la reprise du Karabakh par l’Azerbaïdjan en septembre 2023, qui avait entraîné le déplacement de plus de 100.000 habitants. Bakou reprochait alors le soutien de la France à l’Arménie.