La vie n’est pas un long fleuve tranquille pour le futur supermarché Leclerc de Guignen (35), au sud de Rennes. En construction depuis l’automne 2025, après avoir été longtemps contesté par des enseignes concurrentes, le magasin fait cette fois-ci l’objet d’une mise en demeure de la préfecture d’Ille-et-Vilaine, pour des questions environnementales.
Dans un arrêté daté du lundi 27 juillet, la préfecture explique que lors d’un contrôle réalisé en juin par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), plusieurs manquements au code de l’environnement et aux autorisations de construction ont été constatés. En particulier, les services de l’État ont remarqué que la zone humide située à l’est du site, que le chantier devait protéger, « a été impactée, soit par remblais, soit par stockage de matériaux de chantier, soit par la circulation des engins ». Et ce, sur une superficie totale de 540 m², « dont 263 m² dans l’emprise du périmètre du projet et 267 m² en dehors de celle-ci ». Par ailleurs, un remblai de terre a été réalisé sur une superficie de 150 m² sur une zone humide au sud en dehors du périmètre du projet.
Plusieurs mesures prises rapidement
En réponse, le porteur du projet, la SAS Guignen distribution, a indiqué mi-juillet avoir pris plusieurs mesures. Parmi elles : retrait des matériaux de construction (terre végétale, pierres et débris végétaux issus des terrassements) entreposés en zone humide à l’est, évacuation hors zone humide et bordure de fossé, retrait du remblai en zone humide au sud, nivelage des remblais en pied de bâtiment en zone humide, et protection des zones humides « au sein et en périphérie de la zone de projet ».
Pour s’assurer que Guignen distribution revienne dans les clous, la préfecture a mis en demeure la société de restaurer les zones humides impactées par les travaux, au sein et en dehors du périmètre du projet. Elle lui donne jusqu’au 1er novembre pour le faire. Elle réclame aussi un suivi des zones restaurées l’année suivant la fin des travaux, deux ans et cinq ans après.
Contacté par le Télégramme, le dirigeant du futur Leclerc, Gérald Gravouille, assure qu’aujourd’hui « tout est rentré dans l’ordre » et que le chantier, interrompu quelques jours en juillet, est reparti. « On a fait une erreur, on l’a corrigée, c’est reparti », explique le chef d’entreprise. Qui ajoute : « La préfecture nous a donné l’autorisation de reprendre le chantier. Nous nous sommes engagés sur différentes choses, nous allons nous y conformer ». L’ouverture du supermarché est prévue en septembre.