Début juillet, le CIO avait
décidé de réintégrer les athlètes russes en vue des Jeux olympiques
de Los Angeles en 2028. Ce mercredi, l’Ukraine a indiqué avoir fait
appel de la décision auprès du Tribunal arbitral du sport
(TAS).

L’Ukraine a annoncé ce mercredi avoir fait appel, auprès du
Tribunal arbitral du sport (TAS), de la décision du Comité
international olympique (CIO) de réintégrer les athlètes russes.
Ils étaient soumis à des restrictions depuis l’invasion russe en
Ukraine en février 2022. Le CIO avait annoncé début juillet lever
la suspension du Comité olympique russe et une partie des
restrictions imposées aux sportifs russes. Ils peuvent maintenant
se qualifier pour les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

À la différence des Biélorusses, pleinement réintégrés début
mai, les Russes ne retrouveront pas dans l’immédiat leur hymne et
leur drapeau, et subiront un suivi antidopage renforcé. Après une
période de bannissement total, le CIO avait progressivement
réintégré les athlètes russes à partir de mars 2023 sous
conditions.

Dans un communiqué, le Comité national olympique ukrainien
indique avoir « officiellement engagé une procédure devant le
Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, en Suisse, pour faire
appel de la décision (du CIO) ». Selon l’Ukraine, cette décision «
a été prise de manière prématurée et sans vérification adéquate de
la réalité de la cessation des violations qui avaient conduit à la
suspension du Comité olympique de Russie ».

Un timing malheureux dénoncé

Elle reproche en outre à la Russie d’avoir intégré, au sein de
ses structures, des organisations sportives issues des territoires
occupés d’Ukraine. Dans un entretien accordé à l’AFP début juillet,
le ministre ukrainien des Sports, Matviï Bidny, avait jugé «
particulièrement cynique » la réintégration des athlètes russes.
Elle intervenait au lendemain de plusieurs bombardements qui
avaient touché la capitale, Kiev. Au moins 28 personnes avaient
perdu la vie et une centaine de blessés étaient à déplorer.

Les autorités russes s’étaient pour leur part félicitées de la
décision du CIO, estimant que le mouvement olympique devait «
rester en dehors de la politique ». La réintégration effective des
sportifs russes dans les structures mondiales varie d’ailleurs
selon les disciplines.