Posted On 30 juillet 2026
« Grenoble est plus bordélisée que jamais ». C’est par cette formule que Clément Chappet a ouvert, lundi, la conférence de presse du groupe d’opposition consacrée aux 120 premiers jours de Laurence Ruffin. Un bilan qui, après avoir balayé l’ensemble des politiques municipales (lire notre article d’hier), a rapidement convergé vers un événement : l’interruption violente du concert de Barbara Butch au Cabaret Frappé, symbole d’une maire sous tutelle de La France insoumise.
L’ACCORD DE SURVIE ORIGINEL
Tout commence par ce funeste choix électoral : tétanisée à l’idée de perdre face à Alain Carignon, arrivé en tête au premier tour devant elle, Laurence Ruffin a scellé une fusion technique avec la liste LFI d’Allan Brunon. « Sans son accord électoral de la honte avec les Insoumis en mars dernier, elle n’aurait jamais remporté l’élection », résume l’opposition. Un pacte fondateur qui, depuis 4 mois, dicte chaque hésitation, chaque silence et chaque renoncement de la nouvelle municipalité.
Nous n’en finissons plus de payer les conséquences de l’accord Ruffin / Brunon. Source Hervé de Greuh!noble
ELLE N’ENTEND ET N’ÉCOUTE QUE LFI
Depuis le début du mandat, elle leur a tout laissé passer : amendements communautaristes, sorties de routes verbales au point de traiter les élus de Réconcilier Grenoble de « nazis », de répéter que « la police tue » sans jamais être rappelés à l’ordre.. pendant que le groupe d’opposition se fait couper les micros par Ruffin pour un rien. « Les seules voix finalement qu’elle semble entendre, ce sont celles de LFI » résume Pierre-Edouard Cardinal (Place Gre’net).
LA MONTÉE EN PUISSANCE D’UNE OBSESSION
Le groupe de Brunon se permet d’aller toujours plus loin dans l’outrance car ils savent que la Maire ne les sanctionnera pas. Ainsi dès le mois de mai ils commençaient à réclamer publiquement la déprogrammation de Barbara Butch, appelant ouvertement au boycott. Une « obsession dangereuse », alors dénoncée en Conseil municipal par Emilie Chalas. Déjà face à cette première dérive contre la liberté culturelle, Laurence Ruffin n’a rien dit.
UNE MAIRE SANS AUCUN COURAGE…
« Son équipe est sous tutelle du groupe LFI, et Laurence Ruffin elle-même n’a aucun courage : elle parle de ligne rouge franchie, mais ne porte pas nommément plainte contre Allan Brunon ou contre LFI. Elle veut épargner ceux à qui elle doit sa victoire, et espère que la justice fera le travail qu’elle se refuse à faire » poursuit Clément Chappet (le Dauphiné Libéré) en faisant référence à l’épisode de l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret Frappé.
L’infâme tract de LFI, avec qui Ruffin ne veut pas rompre.
… QUI SE DIT TOUJOURS « TRÈS EN PHASE AVEC LFI »
En effet, la semaine dernière, dans la même interview où elle affirmait qu’Allan Brunon avait franchi « une ligne rouge », Laurence Ruffin l’assumait encore : elle se disait « très en phase avec LFI ». Au cœur de la tempête, malgré le système de violence et d’intimidation de LFI mis à nu et vilipendé de toute part, elle est toujours enfermée dans cette logique de dépendance politique vis-à-vis du parti de Jean-Luc Mélenchon.
RUFFIN : « JE N’AI AUCUN PROBLÈME AVEC ALLAN BRUNON » !
Sur Ici Isère ce mardi, elle donne d’ailleurs à nouveau des gages à LFI… mais aussi à Allan Brunon ! Si elle affirme que « la violence n’est pas acceptable », elle s’empresse d’ajouter que « Moi, je n’ai aucun problème avec Allan Brunon ». Voilà le vrai visage de Ruffin, menteuse et inconséquente au point d’être capable d’affirmer un jour qu’il franchit une ligne rouge puis le lendemain qu’elle n’a aucun problème avec lui… Comment prêter le moindre crédit au moindre de ses propos quand on est capable d’autant se renier ?
BRUNON MAINTENU PRÉSIDENT DES FINANCES
On a bien compris qu’elle n’avait aucun problème avec lui puisque malgré tous ces événements, elle a maintenu Allan Brunon président de la commission des finances de la ville. Preuve par les faits qu’elle ne tire aucune conséquence réelle. C’est d’autant moins justifiable que Réconcilier Grenoble est le seul groupe d’opposition issu des urnes, fort de la confiance de 22 000 électeurs, et compte plus d’élus que le groupe LFI.
TG+ : « LFI conserve ses prérogatives à la mairie ».
UNE PLAINTE CONTRE X, C’EST-À-DIRE CONTRE PERSONNE
Si il aura fallu la bronca médiatique pour que la Maire reconnaissance la gravité des faits, malgré cet aveu, elle refuse toujours de porter plainte contre le parti de Mélenchon. Elle voudrait en fait que la direction de La France Insoumise prenne des sanctions contre Brunon pour qu’elle puisse, de son côté, continuer de faire vivre son alliance avec LFI. Elle attend que d’autres fassent le sale boulot, et refuse de voir que Brunon n’est pas un cas isolé : son fonctionnement violent et clanique est celui de LFI tout entier.
UN CLIMAT DÉLÉTÈRE QUI DÉBORDE SUR LES RÉSEAUX
Cette complaisance a un prix. Celui d’un climat de violence qui pèse sur la ville. Brigitte Boer (Réconcilier Grenoble) a témoigné de son inquiétude face à des publications très agressives de LFI la visant ainsi que Thierry Aldeguer et Clément Chappet sur les réseaux sociaux, dans la foulée de l’annulation par le tribunal administratif de l’autorisation du burkini dans les piscines municipales. Une campagne de chasse à l’homme qui prospère également parce que la majorité, tétanisée par sa propre alliance, n’a jamais posé de limite aux dérives des insoumis.
@guizmaths Une élu de PLUS portera plainte contre ALLAN BRUNON pour la vidéo d’intimidation et de menaces, faites à son encontre dans laquelle elle est diffamer comme faisant la chasse aux musulmans. Mais Allan doit savoir que les musulmans n’ont pas besoin d’Allan pour se protéger, ils ont besoin d’Allah. #grenoble #guizmaths #pourtoi #citoyen #fypage ♬ son original – GUIZMATHS
UN MANDAT SOUS LE SIGNE DE LA VIOLENCE ET DU DOGMATISME
Au-delà de la continuité des projets, de l’équipe et de la ligne politique de Piolle, en 4 mois à peine, le mandat de Laurence Ruffin s’est aussi (et surtout) écrit sous le signe de la violence politique et du pire des dogmatismes. Tant qu’elle refusera de rompre l’accord signé sur le dos des Grenoblois, et rien n’indique qu’elle le fera (bien au contraire), LFI continuera de tenir sa maire en otage, et la violence, elle, continuera de gagner du terrain à Grenoble.