Dans la fosse, la chaleur est étouffante. Les éventails s’agitent sans relâche, parfois improvisés avec un papier plié ou sortis d’un sac à main. Au fil des morceaux, la température semble encore grimper.
Les bénévoles de la Croix-Rouge, mobilisés aux abords du public, ne connaissent alors aucun répit. Difficile de savoir si cette chaleur venait du ciel ou de l’énergie déployée sur scène. Sans doute un peu des deux.
Au-dessus du Casone, à Ajaccio, une pleine lune éclaire la soirée. Vanessa Paradis la remarque et l’évoque au micro. Pendant quelques secondes, le public lève les yeux avec elle avant que le concert ne reprenne son cours.
Les tubes s’enchaînaient presque sans interruption, portés par les sept musiciens et musiciennes qui l’accompagnent. La chanteuse traverse la scène en permanence, passant d’un instrumentiste à l’autre, attentive à chacun, sans jamais s’installer longtemps au centre.
Des remerciements et des refrains repris en chœur
Entre les chansons, Vanessa Paradis prend régulièrement le temps de remercier le public ajaccien. Elle n’oublie pas non plus les spectateurs installés au fond ou sur les côtés, qu’elle interpelle à plusieurs reprises pour leur adresser quelques mots bienveillants.
Les tubes s’enchaînaient presque sans interruption, portés par les sept musiciens et musiciennes qui l’accompagnent. Fanny Hamard
« C’est grâce à vous que je chante depuis si longtemps, j’ai énormément de chance », glisse-t-elle simplement, entre deux chansons. Une phrase accueillie par de longs applaudissements.
Très vite, elle invite même la foule à reprendre les refrains avec elle, sans se soucier des « fausses notes ». Dans les gradins comme dans la fosse, les voix se mêlent à la sienne avec enthousiasme. Plusieurs fois, elle demande également de « faire du bruit » pour ses musiciens et musiciennes, avant d’associer les équipes techniques à cette ovation.
Ainsi, le répertoire alterne entre les grands classiques et les titres de son dernier album, Le retour des beaux jours, paru récemment. Marilyn & John, Divine idylle, Dès que j’te vois, Joe le taxi ou encore Mi amor s’enchaînent sans créer de rupture.
Les chansons les plus récentes sont accueillies avec la même ferveur que les hits qui accompagnent la carrière de l’artiste depuis près de quarante ans.
Le Casone en redemande
Comme Jean-Louis Aubert la veille, Vanessa Paradis quitte une première fois la scène. Personne n’est vraiment surpris. Les applaudissements redoublent, les appels se multiplient. Quelques instants plus tard, elle revient pour interpréter Natural High, dernier morceau de la soirée.
À la sortie du théâtre de verdure du Casone, la chaleur est toujours bien présente. Une fan résume simplement le sentiment général : « Elle a chanté un peu de tout. Franchement, c’était top ! »