Quand il a vu les policiers arriver sur la plage de la Bonne Brise, David M. a tout de suite compris qu’ils venaient pour lui. Le trentenaire travaillait au noir pour un cabanon de la petite baie du 8e arrondissement de Marseille. L’interpellation s’est très mal passée, lui valant d’être également poursuivi pour outrages et menaces de mort adressés aux forces de l’ordre.
« J’ai demandé pourquoi ils étaient là, ils n’ont pas répondu, alors j’ai refusé de donner mes mains. J’ai fait 14 ans de prison, je sais bien que les menottes, ça veut dire détention ! », a protesté l’ex-détenu redevenu prévenu, dans le box du tribunal correctionnel de Marseille ce mardi 28 juillet 2026. Et d’ajouter : « Je sors de prison, je me reconstruis avec ma femme, mon petit, et pour une fois que je suis calé, on le prend tout ! »
Une quinzaine de plaintes reliées
Car effectivement, ces dernières décennies, David M. avait enchaîné deux condamnations à 5 et 9 ans, dont la fin de peine en semi-liberté s’était achevée en janvier 2026. Mais entre le 15 février et le 18 juillet 2025, il avait fait un bien mauvais usage de cette liberté : son ADN ou sa silhouette sur les images de vidéosurveillance l’avaient identifié …