DÉCRYPTAGE – Au premier semestre, le groupe de Boulogne-Billancourt affiche une marge opérationnelle de 5,2 % quand son concurrent américano-européen se contente de 2,1 %.
La Bourse n’a pas toujours raison, mais, après une publication, les investisseurs donnent la température immédiatement. Et, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont plus apprécié la performance du groupe Renault au premier semestre, avec un titre qui a grignoté 0,21% jeudi, que celle de Stellantis, en recul de 4,26%.
Cette publication était d’importance pour chacun des deux groupes, l’un et l’autre ayant installé aux commandes un nouveau pilote l’an passé. Antonio Filosa a été nommé directeur général de Stellantis en mai 2025 et François Provost occupe la même fonction depuis juillet 2025 chez Renault. Les défis qui les attendaient étaient immenses, alors que l’industrie automobile mondiale fait face à une crise de grande ampleur, avec l’émergence du véhicule électrique et la concurrence des acteurs chinois. Après plusieurs mois passés à comprendre les forces et les faiblesses de leurs groupes respectifs, les nouveaux dirigeants ont présenté cette année un plan stratégique, en mars pour
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