Par

Léa Mosco

Publié le

30 juil. 2026 à 20h16

Connu du grand public sous le pseudonyme de « Pascal le Grand Frère », l’animateur originaire de l’Oise se retrouve de nouveau au cœur d’une vive polémique médiatique. Après une récente plainte pour apologie de la violence envers un adolescent de 14 ans, c’est ce lundi 27 juillet dans les Ardennes que Pascal Soetens a de nouveau fait une apparition remarquée entraînant des répercussions judiciaires en chaîne et poussant la star du petit écran à sortir de son silence pour livrer sa propre vérité face aux accusations.

Une altercation lors d’une séance de dédicaces

Alors qu’il participe à une séance de dédicaces et de selfies à l’occasion des Fêtes de Sainte-Anne à Rethel, l’animateur est surpris par un jeune individu arrivant dans son dos et mimant une clé de bras autour de son cou.

Face à cette technique d’étranglement, couramment appelée « guillotine », celui-ci a réagi par un réflexe épidermique. Sur les images diffusées en ligne, on l’entend recadrer rudement le jeune homme en le repoussant avec véhémence : « Joue pas avec moi, je suis pas ton pote t’as compris ? T’es un fou toi ! Tu viens m’étrangler, t’es un ouf toi ! »

Alors que l’adolescent semble esquisser un coup de pied en retour, la police municipale s’interpose immédiatement pour séparer les deux protagonistes.

Une plainte déposée par une association

Si l’incident aurait pu s’arrêter à cette simple intervention des forces de l’ordre, la diffusion de la vidéo a attiré l’attention de La ligue de défense des valeurs républicaines, une association de protection de l’enfance. Cette dernière a décidé de déposer plainte contre l’éducateur pour « violences sur mineur », une information relayée en premier lieu par le magazine Marie France.

Mais le nœud du problème repose sur la qualification du geste : s’agissait-il d’une mauvaise blague pour « faire le buzz » ou d’une véritable agression physique ? Pour l’association plaignante, la réaction de l’éducateur est jugée totalement disproportionnée face à un mineur.

Un article « à charge et d’une violence inouïe »

Face à l’ampleur de la controverse, l’habitant du bassin creillois a décidé de briser le silence à travers un long communiqué publié sur Facebook. Le ton est particulièrement ferme et l’animateur ne compte pas courber l’échine, prévenant d’emblée que « cette fois-ci, [il] ne s’excusera pas ! ».

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Il s’étonne de la démarche de l’association, dont il juge les missions « floues », et dénonce un article « totalement à charge et d’une violence inouïe ». Il pointe du doigt un traitement médiatique biaisé et s’interroge sur ce qu’il perçoit comme un acharnement dû à son statut public.

Nul ne saurait condamner un geste réflexe défensif notamment quand un tiers vous agrippe à la gorge par derrière […]. Je pouvais légitimement penser que la personne aurait pu vouloir attenter à ma vie ou être en possession d’un objet dangereux.

Pascal Soetens

Il dénonce par ailleurs la « banalisation » de ce type de comportements, y compris chez les plus jeunes. « La minorité ne saurait être un totem d’immunité pour agir en dépit du bon sens voire au mépris de la loi », assène-t-il, rappelant que nul n’a le droit de toucher une personne sans son consentement, même pour rire.

Une guerre judiciaire ouverte

L’affaire ne se jouera désormais plus seulement sur internet, mais bien devant les tribunaux. L’éducateur a tenu à rappeler qu’il bénéficie de la présomption d’innocence et a révélé avoir lui-même déposé plainte immédiatement après cette agression.

Il insiste sur le fait que les extraits vidéos qui circulent sont tronqués et omettent de montrer « les provocations répétées de ce jeune homme » qui ont précédé l’incident. Confiant, l’Isarien s’en remet à la justice en espérant que l’enquête s’appuiera sur les témoignages des policiers présents et sur l’intégralité des éléments disponibles.

En guise de conclusion, Pascal Soetens a fait savoir que ses avocats étudiaient actuellement toutes les voies de recours contre les entités relayant des allégations qu’il juge diffamatoires.

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