• Le trafic ferroviaire est interrompu depuis dimanche sur 160 kilomètres de lignes au sud de Bordeaux, en raison des incendies.
  • SNCF Réseau a pu accéder jeudi matin aux voies pour lancer les inspections, avant d’éventuelles opérations de nettoyage.

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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France

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C’est une course contre la montre avant l’un des plus gros chassés-croisés de l’été. Depuis dimanche, plus aucun TGV ne circule au sud de Bordeaux, à l’exception de ceux qui rejoignent Toulouse. En cause, les incendies (nouvelle fenêtre) qui ont parcouru plus de 40.000 hectares en Gironde et dans les Landes, et qui ont conduit la préfecture de la Gironde à demander l’interruption des circulations entre Bordeaux et Arcachon, ainsi qu’entre Bordeaux et Morcenx. Soit 160 kilomètres de lignes à l’arrêt : une soixantaine vers le bassin d’Arcachon, une centaine en direction des Landes.

Sophie Brocas, la préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, a assuré lors de son point presse quotidien espérer une réouverture de la ligne vers Hendaye d’ici la fin du week-end, permettant notamment de rejoindre Arcachon par Bordeaux. À 8h ce jeudi 30 juillet, la préfecture a autorisé SNCF Réseau à accéder à l’ensemble de ses emprises ferroviaires et à réalimenter la zone en électricité, indique le gestionnaire du réseau dans un communiqué transmis à TF1info. Des trains de reconnaissance ont aussitôt été envoyés pour établir un diagnostic.

Car il ne s’agit pas seulement de vérifier les rails : la mission porte aussi sur la caténaire, qui achemine l’électricité, mais également sur la signalisation et les télécommunications. Car même sans dégât structurel, le passage du feu (nouvelle fenêtre) laisse des traces. « Nous sommes en phase d’inspection et de diagnostic (…) avant l’éventuel passage d’un train laveur, qui projette du liquide haute pression sur les rails pour enlever des cendres s’il y en a », précise à nos confrères de l’AFP un responsable de SNCF Réseau.

Nettoyage à haute pression

Habituellement mobilisés à l’automne pour décoller les feuilles mortes qui font patiner les trains, ces convois embarquent un wagon-citerne d’une capacité de plusieurs dizaines de milliers de litres et un système de nettoyage à très haute pression, comme nous vous le montrions dans ce reportage (nouvelle fenêtre) de TF1. Selon SNCF Transilien, qui en détaille le fonctionnement sur son site internet, l’eau y est projetée à 1.000 bars, soit une puissance dix fois supérieure à celle d’un nettoyeur haute pression domestique. De quoi débarrasser la surface des rails de tout ce qui pourrait s’y déposer, comme des cendres.

La suite dépendra entièrement de ce que révéleront les inspections. Plusieurs dizaines d’agents sont déjà mobilisés sur le terrain. Dans le cas où les installations n’auraient pas souffert de la chaleur (nouvelle fenêtre), la phase de diagnostic sera suivie de contrôles avant un redémarrage du trafic « dès que possible ». Dans le cas contraire, il faudra passer par des opérations de réparation, « dont le calendrier dépendra de l’ampleur des dégâts », prévient SNCF Réseau. Une reprise partielle ou progressive, « par axe ou par tronçon », pourra alors être envisagée.

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Pour limiter la casse en plein week-end de départs et de retours, le gouvernement a demandé à la SNCF de renforcer son offre de trains, notamment sur l’axe Hendaye-Tarbes-Toulouse, afin de « faire voyager un maximum de voyageurs », a indiqué sur X hier soir le ministre des Transports Philippe Tabarot. Autre mesure, le dispositif exceptionnel de report et d’annulation est prolongé jusqu’au 4 août inclus. Les voyageurs concernés peuvent donc modifier leur réservation sans frais.