Kreiz Breizh Elites, de vendredi à lundi

En 2024, Victor Guernalec, alors amateur chez Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme, terminait troisième du classement général du Kreiz Breizh Elites, avec notamment une belle deuxième place lors de l’étape de Carhaix. Une performance parmi d’autres qui lui ont ouvert les portes du monde professionnel, puisque le Châteaulinois rejoignait Arkéa-B & B Hotels la saison suivante. L’équipe de Manu Hubert ayant mis la clé sous la porte, le Breton, désormais établi à Aix-les-Bains (Savoie), trouvait un point de chute chez CIC Pro Cycling Academy.

Entre-temps, le Guernalec amateur qui défiait les pros est passé de l’autre côté, et sait qu’il sera attendu, sans pour autant s’en préoccuper : « On peut se dire que dans des équipes amateurs, on est moins regardé, mais il y a deux ans, ça ne m’a pas empêché d’être aussi fort que des gars d’Arkéa. L’année d’après, j’étais dans leur équipe. Tout semble changer car on a un autre maillot, mais en réalité, on ne prend pas 20 watts car on change d’équipe ».

Pas fan du contre-la-montre par équipes

Ce vendredi, le Kreiz Breizh Elites commencera par un contre-la-montre par équipes, une nouveauté pas forcément comprise par le coureur châteaulinois, qui ne manie pas la langue de bois : « Je trouve ça dommage, je ne vois pas trop l’intérêt. Ce sont des courses déjà assez dynamiques en elles-mêmes. À part ajouter de la complexité logistique pour certaines formations, surtout avec beaucoup d’équipes amateurs ou continentales qui n’ont pas forcément tout un staff à disposition, je ne trouve pas ça très intéressant. Mais je comprends le choix des organisateurs, ils font bien ce qu’ils veulent ».

Malgré les débuts remarqués de son coéquipier Maxime Vézie, qui rejoindra Cofidis en 2028, Guernalec, n’a pas encore gagné en 2026 (avec Axel Mariault, son équipe a décroché sa première victoire de la saison sur le Tour de l’Ain). « J’arrive quand même avec des grandes ambitions pour le KBE, car ça reste une course de classe 2, un niveau, sur le papier, en dessous des courses auxquelles j’ai l’habitude de participer. Ce sont des parcours qui me correspondent, je me dis que si j’ai une bonne forme, je suis en droit de me dire que j’ai moyen d’y briller », reconnaît le frère de Thibault.

« À Montmartre, ça devait être grandiose à vivre »

Son aîné, coureur chez TotalEnergies, sort tout juste d’une Grande Boucle, sa première, où il a notamment pu briller en arrivant en échappée dans la première ascension de la butte Montmartre, lors de la dernière étape à Paris : « On avait qu’une hâte, c’était qu’il finisse le Tour sans avoir de pépin. À Montmartre, ça devait être grandiose à vivre. Ça donne des étoiles dans les yeux de voir quelqu’un de sa famille vivre de telles expériences avec autant de public, ça doit être un truc de fou ».

Avant ça, Victor devra performer pour espérer continuer l’aventure chez les pros, lui qui avait signé un an en arrivant chez CIC : « Au vu de ce que j’ai fait cette année, je les comprendrai largement s’ils ne me reconduisent pas. Les places sont chères, ça pousse fort de tous les côtés ».