L’Ukraine a annoncé vendredi l’envoi en France de 70 secouristes et 15 véhicules spécialisés pour aider à la lutte contre les feux de forêt dans le sud-ouest qui ont entraîné l’évacuation de 200’000 personnes.

« Ce matin, des sauveteurs ukrainiens sont partis pour la France afin d’aider à lutter contre les incendies de forêt », a déclaré sur Telegram le ministre de l’Intérieur Ivan Vyguivsky.

Ce déploiement, discuté jeudi avec son homologue français Laurent Nuñez, pourrait être renforcé selon les besoins par l’envoi d’appareils du Service d’urgence, a-t-il ajouté.

Les secouristes ukrainiens possèdent une « expérience unique du travail dans des conditions extrêmement difficiles », a fait valoir Ivan Vyguivsky en évoquant les incendies de grande ampleur provoqués par les bombardements russes et les opérations de recherche et de sauvetage qu’ils mènent presque chaque jour.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait proposé l’aide de l’Ukraine cette semaine au président français Emmanuel Macron lors d’un échange téléphonique.

Situation toujours « stable »

Après neuf jours de lutte acharnée des pompiers et 42’000 hectares de forêt partis en fumée, l’optimisme prévaut vendredi sur le front du mégafeu de Gironde, « contenu dans son périmètre » mais toujours actif par endroits, ce qui empêche de le déclarer « fixé ».

« Les conditions météo de la nuit ont été favorables », avec une baisse des températures et un taux d’humidité élevé, et « la situation est stable », selon les autorités qui soulignent que « la mobilisation reste totale ».

« C’est la première journée un peu optimiste, puisqu’on a l’impression qu’on est en train de revenir sur le chemin d’une vie normale et que les choses commencent à s’améliorer nettement », s’est réjouie la préfète de Gironde, Sophie Brocas, lors d’un point-presse jeudi soir.

« Nous sommes résolument optimistes (…) On peut penser » que le pire est derrière nous, a renchéri sur BFMTV le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

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Quelques points chauds

Vendredi matin, les points chauds du brasier concernent encore le hameau de Claouey à l’entrée de la presqu’île du Cap Ferret, qui reste inaccessible, la commune de Lanton sur le bassin d’Arcachon, celles du Porge et de Lacanau plus au nord.

Les travaux de consolidation des pare-feux et de sécurisation des lisières du brasier se poursuivent, en particulier sur son flanc ouest dans une zone dunaire.

Ce chantier colossal vise notamment à permettre de nouveaux retours à domicile dans les communes restées évacuées, « en les mettant en sécurité », selon la préfète. Mais traiter « 240 kilomètres de lisière » ne peut pas se faire « d’un claquement de doigt », a souligné jeudi soir le directeur départemental des pompiers.

Quant à la date à laquelle le mégafeu pourrait être considéré comme « fixé », le contrôleur général Marc Vermeulen ne se risque pas à en donner une: « ce serait trop hasardeux de ma part », estime-t-il, et trop dépendant encore « de la réaction du terrain, du nombre de pieds de feu qui vont encore sortir, mais également des conditions météorologiques ».

afp/fgn