Ce vendredi, cela fait deux mois jour pour jour qu’Aude Fagot, une infirmière de 44 ans, a disparu sur le territoire de la commune de Jougne, près de Pontarlier, dans le Doubs. Depuis, peu d’informations ont filtré de l’enquête pour enlèvement et séquestration menée par la gendarmerie sous la direction d’un juge d’instruction. Mais le parquet de Besançon a reconnu auprès de 20 Minutes que de nouveaux éléments étaient à l’étude.

Dimanche 31 mai dernier, Aude Fagot s’est littéralement volatilisée. Si son véhicule avait rapidement été retrouvé, sur un chemin forestier à Jougne, à quelques mètres seulement de la frontière avec la Suisse, aucune trace de l’infirmière n’avait en revanche été découverte.

Enlèvement et séquestration

Les battues des gendarmes et celles menées par des bénévoles n’avaient pas non plus permis de retrouver la quadragénaire. On ignore en revanche si l’appel à témoins, diffusé par la gendarmerie dès le 6 juin, a porté ses fruits. On sait juste que quelques jours plus tard, le parquet de Besançon ouvrait une information judiciaire pour enlèvement et séquestration et confiait les investigations à un juge d’instruction.

A partir de ce moment, plus grand-chose ne filtrait de l’avancée de l’enquête en raison du secret de l’instruction. Néanmoins, nos confrères de l’Est Républicain ont appris que de nouvelles recherches avaient été menées en début de semaine dans le massif forestier où la voiture d’Aude Fagot a été retrouvée. Des recherches à l’aide d’une brigade cynophile spécialisée dans la recherche de corps.

Des analyses ADN ordonnées par le juge d’instruction

Aucun cadavre n’a été retrouvé par les gendarmes spécialisés, mais les recherches n’ont pas forcément été vaines pour autant. En effet, à 20 Minutes, le procureur de Besançon, Cédric Logelin, a affirmé ce vendredi que « des expertises ADN ont notamment été ordonnées » par le juge d’instruction. Le magistrat n’a pas souhaité en dire davantage, on ne sait donc pas à ce jour si ces expertises ADN découlent d’une éventuelle découverte de l’équipe cynophile ou si elles portent sur d’autres éléments.

Notre dossier sur les disparitions

Le procureur de Besançon a toutefois précisé que « l’intervention d’un tiers n’a pas été mise en évidence à ce stade ». Il a ajouté que des investigations étaient aussi menées de l’autre côté de la frontière par les autorités suisses.