1 Une billetterie en question

Après avoir réuni 25 000 spectateurs sur deux soirées en 2025 avec un plateau artistique ambitieux (Mika, Texas, IAM…) mais gourmand financièrement, les organisateurs avaient revu leur copie en proposant de travailler sur trois jours, cette fois, avec une jauge réduite à 10 000 spectateurs par soirée, et un budget artistique revu à la baisse. L’affiche 2026 (Keblack, Helena, Stars 80 en têtes d’affiche…) a visiblement eu du mal à rencontrer son public. Avec 9 500 billets réservés sur trois jours, la tenue du festival s’avérait déjà incertaine il y a trois semaines. « Une décision sera prise fin juillet de poursuivre ou pas », indiquaient alors les organisateurs lors de la réunion de sécurité du 9 juillet dernier, en présence des services de l’État. « On était arrivé à l’équilibre en début de semaine », précise, sans dévoiler de chiffre, le président de l’association Alexandre Le Floc’h, rejetant la responsabilité de l’annulation sur la mairie.

2 Un soutien local discuté

Si le maire du Folgoët, Pascal Kerboul affirme que la municipalité a « mouillé le maillot » pour la Nuit des étoiles, le sous-préfet de Brest porte un regard très différent sur l’investissement de la commune. « Je n’ai jamais vu aussi peu de concours d’une municipalité sur une telle manifestation », assure Jean-Philippe Setbon, rappelant que le festival a engagé, l’an dernier, entre la construction d’escaliers, de rampes d’accès et des travaux de terrassement, « 200 000 € de travaux sur le site, qui bénéficient à la commune ». Des investissements qui ont évidemment grevé les comptes des organisateurs, sachant qu’il est quasiment impossible aujourd’hui, sauf à s’appeler les Vieilles Charrues, d’organiser une manifestation culturelle d’ampleur sans un soutien volontariste des collectivités locales concernées.

3 Des relations conflictuelles

On évoque pudiquement des problèmes relationnels entre les organisateurs du festival et le maire du Folgoët, avec quelques échanges pour le moins houleux. « Un climat délétère », selon le sous-préfet, qui aurait conduit à la décision d’annulation rendue publique ce jeudi 30 juillet. Si les services de l’État, après une première édition en 2025 qui s’était parfaitement déroulée, avaient répondu favorablement à la demande des organisateurs d’ouvrir les bars jusqu’à 2 h, au lieu d’1 h l’an passé, un blocage s’est produit au niveau local. « À dix jours du début du montage, aucun arrêté municipal n’avait été signé », explique le sous-préfet. « Nous avons envoyé les arrêtés à la sous-préfecture pour validation dès le 27 juillet », assure de son côté Pascal Kerboul, le maire du Folgoët, pour lequel les raisons de l’annulation sont à chercher ailleurs.