Théo Tehar est un bourlingueur de 61 ans. Après son périple au Cap Nord où il a parcouru plus de 10 000 km à vélo, il revient d’un tour complet de l’Espagne et du Portugal accompli en moins de deux mois, pour un total de 4 956 km.

Parti le 16 mai de la pointe du Salaison, au pied de l’étang de l’Or, il est rentré à Mauguio le 9 juillet. Muni d’un équipement spartiate (toile de tente, duvet, lampe, réchaud, filtres à eau), il a d’abord longé la mer des Baléares, puis celle d’Alboran, avant de rentrer dans les terres – où il subit la canicule avec plus de 40 °C – pour atteindre Séville. Puis, direction le rocher de Gibraltar.

Au Portugal, au cap Saint-Vincent, le globe-trotteur s’arrête pour camper. « Mais dans la nuit, un renard s’est introduit dans ma tente et a dévoré mes victuailles ! », rit-il aujourd’hui.

Le plus dur ? « Sans aucun doute la traversée des Asturies sous la pluie. Un enchaînement de sommets et de cols assez périlleux. Mais c’est un paysage fantastique, avec des belvédères à couper le souffle. »

Budget de 35 € par jour

À Saint-Jacques-de-Compostelle, au pied de la cathédrale et sous une pluie battante, le Melgorien est « saisi par l’atmosphère spirituelle presque mystique, tout en dévotion », relate-t-il.

Puis, c’est le chemin du retour. Longeant l’océan Atlantique, Théo Tehar traverse Bilbao, Saint-Sébastien, Bayonne. Il connaît quelques avaries mais rien qu’il ne puisse réparer seul, son budget d’environ 35 € par jour ne permettant aucun frais superflu.

La dernière étape, Toulouse-Montpellier, se fait d’une traite, soit plus de 200 km.

À son arrivée, Théo Tehar était attendu par ses amis et ses voisins. « À chaque fois, je suis ravi de retrouver mon chez-moi ! » conclut-il.

Prochain périple, en septembre : l’Italie, mais cette fois à moto, pour découvrir la côte ouest, le long de la mer Tyrrhénienne.