Pour le vol d’une montre avec violence dans un parc de Paris, un jeune homme arrivé très récemment en France, a été condamné à six mois de prison ferme. - © Shutterstock

Pour le vol d’une montre avec violence dans un parc de Paris, un jeune homme arrivé très récemment en France, a été condamné à six mois de prison ferme. – © Shutterstock

Il est reparti du tribunal menottes au poignet. Le jeune homme de 22 ans a pris la direction de la prison pour une durée de six mois ferme. À cette peine prononcée par la 23ᵉ chambre du tribunal correctionnel de Paris, A.M. s’est vu interdire d’entrer en contact avec la victime et de porter une arme durant trois ans. Celui sur lequel le ressortissant syrien arrivé un mois plus tôt en France s’est acharné ce 27 juillet dans un parc de la capitale porte les stigmates à l’audience. Bras plâtré en écharpe, la victime a écouté la version de son agresseur, à des années-lumière de son témoignage.

H.Q., « barman, poète et mélomane », comme l’a décrit son avocat durant le procès tenu le 30 juillet, avait décidé de se poser dans un jardin pour jouer de la guitare. A. M. s’est approché et a engagé la conversation de manière amicale. Tout se passe correctement jusqu’à ce que le mélomane voie sa montre, qu’il avait déposée sur un muret, au poignet de son voisin d’un soir. Le ton monte et s’engage une altercation verbale, comme physique. Des témoins, dont des mineurs, interviennent pour venir en aide à la victime.

Enfermé dans ses dénégations

« Faux, archi faux », se défend A.M. depuis le box. Il n’a pas volé la montre et s’estime même victime dans cette histoire. Il ne comprend pas pourquoi le musicien lui a jeté sa casquette à terre. Il dit avoir été ensuite piétiné par plusieurs personnes. Aucune blessure, ni égratignure n’a été constatée, relève la procureure de la République. Pour la magistrate, l’infraction est caractérisée. Par les témoignages de quatre personnes et par l’examen médical réalisé par le plaignant : 35 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

“C’est un homme très dangereux”, a dit le barman à la barre, répétant les conditions de l’agression subie. Le fait que le mis en cause nie tout ne joue pas en sa faveur, laisse entendre la représentante du ministère public. La procureure ne voit pas l’intérêt d’user de pédagogie pour quelqu’un enfermé dans ses dénégations et qui ne montre aucun remords. La magistrate a demandé six mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Elle a été suivie.